104 histoires de Nouvelle-France
By Jean-Francois Blais
To listen to an audio podcast, mouse over the title and click Play. Open iTunes to download and subscribe to podcasts.
Podcast Description
104 histoires de Nouvelle-France est un podcast qui présente à chaque semaine pendant deux ans des anecdotes et des faits cocasses rarement inclus dans les livres d\'histoire du Régime français en Amérique du Nord.
| Name | Description | Released | Price | ||
|---|---|---|---|---|---|
|
1 |
048 – Un spécialiste de l’évasion | Bonjour à toutes et à tous, Après une pause pour de petites vacances bien méritées, me revoici avec une histoire légère d’un homme dont on ne sait rien, sinon qu’autour des années 1670, il s’est fait arrêté près d’une douzaine de fois par les autorités et qu’à chaque coup, il réussissait à s’enfuir. Dollier de Casson, qui nous relate en quelques mots les exploits de cet homme, le décrit en disant qu’il était «un prisonnier célèbre», tant et si bien qu’il ne juge pas à propos de nous dévoiler son nom… Il le soupçonnait même de se laisser capturer volontairement pour mieux insulter ses gardiens en trouvant de nouvelles façons de se libérer de ses liens. Mais après 1672, nous n’avons plus de nouvelles de lui… Édouard-Zotique Massicotte a bien tenté d’émettre une hypothèse sur l’identité de ce maître de l’évasion, mais ses arguments sont bien minces. Pour en savoir plus : BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle», Montréal, Le Cercle du Livre de France, 1966, p. 423 DOLLIER DE CASSON, Histoire de Montréal, vol. 3 p. 117 MASSICOTTE, Édouard-Zotique, «Celui qu’on ne pouvait détenir au XVIIe siècle», Bulletin des recherches historiques, 48, 1942, pp. 12-14 *** Pendant la fin de semaine du 19 au 21 août 2011, je serai à la Fête des chants de marins de Saint-Jean-Port-Joli pour y réaliser le 100e épisode de mon autre balado Bordel de Mer – la radio Internet des chants de marins et pour y mener des entrevues qui seront diffusées dans le cadre des Grandes Rencontres Bordel de Mer. Si vous êtes dans le coin, venez faire un tour ! Ça me ferait bien plaisir de vous rencontrer et de discuter un peu de Nouvelle-France et de chants de marins avec vous ! En espérant vous y voir ! Jean-François | 8/17/11 | Free | View In iTunes |
|
2 |
047 – Des procès pour suicidés | Bonjour à toutes et à tous, Après une histoire aussi sérieuse, aussi lourde et aussi longue que la dernière (sur l’esclavage blanc en Nouvelle-France), j’ai décidé cette fois-ci de vous présenter une histoire sur un ton beaucoup plus léger. Bien que cela nous semble étrange aujourd’hui, il était possible sous l’Ancien Régime de poursuivre en justice une personne qui était morte. On appelait cette procédure «Procès au cadavre». Mais avant de procéder à une telle mesure, on invoquer un crime grave comme celui de lèse-majesté… ou de suicide. Or, même si le mot «suicide» n’existait pas en français à l’époque de la Nouvelle-France, plusieurs personnes sont tout de même passées à l’acte, se rendant automatiquement coupables d’un acte criminel grave… D’où des procès pour gens qui se sont suicidés ou qui ont tenté de le faire. Pour en savoir plus : BORNIER, Philippe, BOURDOT DE RICHEBOURG, Charles Antoire, «De la manière de faire le procès au cadavre, ou à la mémoire d’un défunt», dans Conférences des ordonnances de Louis XIV, vol. 2, 1719 BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français», Montréal, Le Cercle du livre de France, 1966, pp. 129-130 Inventaire d’une collection de pièces judiciaires, notariales, etc., etc., cnservées aux Archives judiciaires de Québec (1917) Procès au cadavre du défunt Pierre Lefebvre dit Ladouceur, époux de Marie Chastaignes de Beauport, en 1687, Vol. 5 des Cahiers des délibérations et jugements des procès sous le Régime français, Éditions Quesnel de Fomblanche, 1977, 48 pages. ROY, Pierre-Georges, «La peine du suicide à Québec», dans La ville de Québec sous le régime français. Vol. 2, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, 1930, p. 139 Bonne écoute et à bientôt ! Jean-François | 7/13/11 | Free | View In iTunes |
|
3 |
046 – Susanna Johnson, une esclave blanche en Nouvelle-France | Bonjour à toutes et à tous, Cette nouvelle histoire se déroule dans un contexte assez particulier et montre un côté sombre de l’histoire de la Nouvelle-France : l’esclavage. Depuis quelques années, on parle de l’esclavage en Nouvelle-France : il y a eu des expositions, des livres, des émissions de télévision… On ose maintenant dire que nos ancêtres ont pratiqué l’esclavage des Noirs et des Amérindiens. Mais on a aussi pratiqué l’esclavage des Blancs. Pendant le XVIIe et le XVIIIe siècles, de nombreux habitants de la Nouvelle-Angleterre ont été enlevés par les Abénakis et ramenés comme esclaves en Nouvelle-France. Plusieurs ont été vendus à des Français qui leur rendaient la liberté en échange d’une rançon ou qui les faisaient travailler, faute de main d’oeuvre. Je vous raconte aujourd’hui l’histoire de Susanna Johnson, une Néo-Anglaise qui a été enlevée avec sa famille en 1754 et qui a vécu comme esclave d’un chef abénaki avant d’être vendue au gouverneur de la Nouvelle-France. Je vous encourage à lire le récit de sa captivité (une version française est disponible depuis 2003). J’y ai, personnellement, découvert tout un pan de la société de la Nouvelle-France que j’ignorais. Pour en savoir plus : CHARLEVOIX, Pierre-François-Xavier de (1682-1761), Histoire et description générale de la Nouvelle-France, Paris, Pierre-François Girard, 1744 COLEMAN, Emma Lewis, New England captives carried to Canada between 1677 and 1760 during the French and Indian Wars, vol.1, Heritage Books, 1992 Dictionnaire de l’Académie françoise, Paris, Académie française, 1765 FOURNIER, Marcel, De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France. L’histoire des captifs anglo-américains au Canada entre 1675 et 1760. Montréal, Société généalogique canadienne-francaise, 1992, 282 p. FURETIÈRE, Antoine, Dictionnaire universel, La Haye et Rotterdam, Arnout et Reinier Leers, 1690 Vol. 1 pour le mot «captif» Vol. 2 pour les mots «famille» et «esclave» GERVAIS, Jean, BLANCHET, Protais, SAINT-MAURICE, Faucher de, PERLEY POORE, Benjamin, Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France : recueillis aux archives de la province de Québec, ou copiés à l’Étranger, Québec, Archives du Québec, 1884 Également : http://books.google.ca/books?id=tCoOAAAAQAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s HAEFELI, Evan, SWEENEY, Kevin, Captors and captives : the 1704 French and Indian raid on Deerfield, Univ. Of Massachusetts Press, 2005, p. 156 HAEFELI, Evan, Ransoming New England Captives in New France Dans «French Colonial History – Volume 1», Michigan State University Press, 2002, pp. 113-127 MAURAULT, Joseph Pierre Anselme, Histoire des Abenakis: depuis 1605 jusqu’à nos jours, Imprimé à l’atelier typographique de la « Gazette de Sorel », 1866 McNaull, Colin. White Colonial American Captivity in New France, Slavery or Not? [Internet]. Version 2. Knol. 2010 Jul 15. JOHNSON, Susanna, A narrative of the captivity of Mrs. Johnson, containing an account of her sufferings during four years with the Indians and French, D. Bixby, 1834, 150 p. TRUDEL, Marcel, Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires au Canada français, Montréal, Hurtubise, HMH, 2004, 490p. TRUDEL, Marcel, L’esclavage au Canada français : histoire et conditions de l’esclavage, Québec, PUL | 6/29/11 | Free | View In iTunes |
|
4 |
045 – Les édentés de la Nouvelle-France | Bonjour à toutes et à tous, Le sujet de cette semaine est, je l’avoue, un peu bizarre. Mais il m’est venu récemment lors d’une visite chez le dentiste. J’avais déjà lu quelques trucs sur l’aspect des dents des habitants de la Nouvelle-France et ça m’a donné le goût d’aller plus loin et je me suis dit : allons voir l’état des dents des habitants de la Nouvelle-France. Mais je me suis buté rapidement à un problème de taille : il n’y a pratiquement rien (aucune source ou étude) qui parle des soins dentaires en Nouvelle-France. Dans les études sur l’hygiène personnelle, on parle de la façon de se laver, de se raser, mais pour ainsi dire rien sur le soin des dents… J’ai donc dû me rabattre sur les sources de l’époque, mais en allant voir du côté de la France. Car si les soins du corps étaient si rapprochés entre la France et la Nouvelle-France, ça devait être la même chose pour les dents… Pour en savoir plus : BARON, Armelle, BARON, Pierre, L’art dentaire à travers la peinture, Paris, ACR Édition Internationale, 1986 DAVID, Clément, Paris, Hygiène bucco-dentaire du XVIIe au XIXe siècle en France, L’Harmattan, 2010 Dictionnaire de l’Académie française, 1694 FAUCHARD, Pierre, Le chirurgien dentiste, ou traité des dents, où l’on enseigne les moyens…, Paris, Pierre-Jean Mariette, 1746 JEAN, Régis, PROULX, André, «Le commerce à Place-Royale sous le régime français : synthèse», Québec, Gouvernement du Québec, 1995 MIKALIOFF, Nathalie, Les manières de propreté : du Moyen Âge à nos jours, Paris, Maloine, 1990 OLIVER-LLOYD, Vanessa, Le patrimoine archéologique des cimetières euroquébécois, 2008 PARENT, Caroline, L’hygiène personnelle des membres de l’élite administrative française au XVIIIe siècle : Étude des objets de l’hygiène contenus dans les latrines ouest du second palais de l’intendant à Québec, Université Laval, 2011 WICKERSHEIMER, Ernest, La médecine et les médecins en France à l’époque de la Renaissance, Genève, Slatkine Reprints, 1970, pp. 147 et ss | 6/14/11 | Free | View In iTunes |
|
5 |
044 – Jean Corolère, bourreau de coeur | Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette nouvelle histoire de Nouvelle-France. Si vous vous rappelez bien, à l’histoire 27 de ces 104 histoires de Nouvelle-France, je vous avais dit qu’à l’époque, on ne se mariait pas par amour. Et bien, j’en ai trouvé une histoire de mariage d’amour. Ou, du moins de la part d’une des personnes, car l’homme en question était à se point amoureux de sa femme, qu’il est devenu «exécuteur de hautes oeuvres» (ou bourreau) pour la sauver de la mort. Ça, mesdames, c’est de la galanterie ! Pour en savoir plus : BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, L’Encyclopédie du Canada français, vol. 5, Ottawa, 1966, p. 232 LACHANCE, André, «Les prisons au Canada sous le Régime français», Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 19, no : 4, 1966, pp. 561-565 LACHANCE, André, «Jean Corolère», Dictionnaire biographique du Canada en ligne Œuvres inspirées de cette histoire : OPÉRA : Marrying the Hangman (Chamber Opera in one act) – Livret : Margaret Atwood, Adaptation par Benjamin Twist et Ronald Caltabiano. – 1999 THÉÂTRE HAUY, Monique, «Françoise et le maître des Hautes Oeuvres», 2010 CINÉMA «The Hangman’s Bride», 1996, Réalisé et produit par : Naomi McCormack Voir extrait | 5/31/11 | Free | View In iTunes |
|
6 |
043 – Défense à la Dame de la Forêt de faire tourner son moulin | Bonjour à toutes et à tous, Cette semaine, je vous parle d’une anecdote dont le titre m’a beaucoup fait sourire quand je l’ai lu dans Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État. On y faisait défense à une certaine «Dame de la Forêt» de faire tourner son moulin sur l’Île d’Orléans… Je me disais que voilà une chose bien étrange : après les sorciers de l’Île d’Orléans, voilà maintenant que nous avons une «Dame de la Forêt»… Mais nous nageons en plein Seigneurs des Anneaux, me disais-je ! La réalité est toutefois plus prosaïque, mais elle m’a permis de découvrir une autre femme de la Nouvelle-France qui rivalisait avec les hommes au niveau des échanges commerciaux et qui a réussi à se faire appeler «comtesse» de Saint-Laurent pendant quelques années. Bonne écoute ! Jean-François Pour en savoir plus : Charlotte-Françoise JUCHEREAU DE SAINT-DENIS, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du roi, concernant le Canada, p. 172 François DAUPHIN DE LA FOREST, dans Dictionnaire biographique du Canada François Viennay-Pachot, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne ROY, Pierre-Georges, La famille Juchereau Duchesnay, Lévis, Université d’Ottawa, 1903, p. 135 | 5/17/11 | Free | View In iTunes |
|
7 |
042- Les magouilles d’un marchand de vin | Bonjour à toutes et à tous, Cette semaine, je vous parle des magouilles de Samuel Bernon, un marchand de La Rochelle, qui a tenté, avec l’aide d’autres marchands de Québec, de s’approprier le monopole du commerce du vin en Nouvelle-France. Pour en savoir plus : BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français», Montréal, Le Cercle du livre de France, 1966, pp. 380-381 Jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France, Québec, A. Côté et cie, 1885, pp. 953 à 957 et 1019 à 1021 Navires venus en Nouvelle-France – Répertoire des marchands de Abraham à Bluteau – Des origines à 1699 BOSHER, Jean-François, Négociants et navires du commerce avec le Canada de 1660 à 1760: dictionnaire biographique, Ottawa, Service canadien des parcs, Lieux historiques nationaux, 1992 | 5/3/11 | Free | View In iTunes |
|
8 |
041- Un PPP à l’origine de la Nouvelle-France | Bonjour à toutes et à tous, Je sens que le titre de cet épisode risque d’en faire sursauter plus d’un! Et pourtant, c’est vrai, car le tout premier voyage de «découverte» en partance de la France vers le Nouveau Monde (et lors duquel on a donné le nom à la Nouvelle-France) est né de la collaboration du roi de France d’un regroupement de banquiers et commerçants italiens installés à Lyon et à Rouen. Et ceci, une bonne dizaine d’années avant le premier voyage de Jacques Cartier… Pour en savoir plus : DE LA CROIX, Robert, «Histoire secrète des océans», Saint-Malo, Bertrand de Qénetain, 1998, pp. 59-60 DE LA RONCIÈRE, Charles, «Histoire de la marine française, vol. III – Les guerres d’Italie», Paris, Plon, 1906, pp. 258 et ss. EMMANUEL, Marthe, «La France et l’exploration polaire», Nouvelles éditions latines, 1959 JACOB, Yves, «Jacques Cartier», Saint-Malo, Bertrand de Quénetain, 2000, pp. 42-44 LITALIEN, Raymonde, «Les explorateurs de l’Amérique du Nord», Sillery, Septentrion, 1993, pp. 51-55 VERGÉ-FRANCESCHI, Michel, «De la relation de voyage dieppoise au traité de marine parisien» in «Le livre maritime au siècle des Lumières – Édition et diffusion des connaissances maritimes (1750-1850)», Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2005, pp. 27-48 | 4/19/11 | Free | View In iTunes |
|
9 |
Clean040- Un enfant abandonné en Nouvelle-France | Cette semaine, je vous présente une histoire incroyable, celle d’un enfant vivant en Normandie, mais qu’une belle-mère jalouse aurait fait abandonner en Nouvelle-France. Certains historiens la décrivent comme vraie, mais l’est-elle réellement? Pour en savoir plus : Encyclopédie méthodique – tome second, Paris, Panckoucke, 1786, p. 265 Le Grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l’histoire sacrée et profane, tome 4, Paris, Librairies associées, 1759 p.226 «L’Odyssée de Jean-Baptiste Couture», Le Canada Français, Publication de l’Université Laval, organe de la Société du parler français au Canada, volume 20, 1933, pp. 39-43 Mémoires pour servir à l’histoire des hommes illustres dans la république des lettres, tome 27, Paris, Briasson, 1784, p.85-90 Claude Gros de Boze, « Éloge de M. l’abbé Couture » in Histoire de l’Academie royale des inscriptions et belles-lettres depuis son établissement, avec les éloges des académiciens morts depuis son renouvellement, Hippolyte-Louis Guérin, Paris, vol. III, 1740, p. 37-62 | 4/5/11 | Free | View In iTunes |
|
10 |
Clean039- Les déchets en Nouvelle-France | Cette semaine, je vous présente une émission en odoramat, car je peux vous assurer qu’après cet épisode, vous ne regretterez nullement l’odeur des rues de la Nouvelle-France et que vous leur préférerez l’odeur des automobiles ! On étudie peu l’histoire des déchets et pourtant, tous les pays de toutes les époques ont dû composer avec ce problème. Aujourd’hui, nous prenons pour acquis la gestion des déchets. Mais en Nouvelle-France, il n’y avait aucun service de récolte des ordures. Et pire : il n’y avait aucune poubelle… AVERTISSEMENT : si vous voulez conserver une image romantique des rues du Vieux-Québec ou de n’importe quelle ville ancienne, n’écoutez pas cette épisode ! Pour en savoir plus : Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du roi, concernant le Canada, P.E. Desbarats, 1806 JEAN, Régis, PROULX, André, «Le commerce à Place-Royale sous le régime français : synthèse», Québec, Gouvernement du Québec, 1995, pp. 414-419 LACHANCE, André, «La vie urbaine en Nouvelle-France», Montréal, Boréal Express, 1987, pp. 82-91 SAUCIER, Roger, «L’hygiène à Québec sous le régime français», Université Laval, 1958, 182p. | 3/22/11 | Free | View In iTunes |
|
11 |
Clean038- Défense de glisser dans les rues de Québec | Bonjour à toutes et à tous, Cette semaine, je vous raconte une bizarrerie que j’ai trouvée dans un recueil d’ordonnances de la Nouvelle-France : le 24 décembre 1748, l’Intendant Bigot interdit à quiconque de glisser dans les rues de Québec, sous peine d’emprisonnement ! Je n’ai trouvé aucune suite à cette histoire. J’ignore donc si l’ordonnance a été suivie ou encore si une personne a été condamnée pour ce «crime»… Mais je trouvais intéressant de vous la présenter. Voir : Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du roi, concernant le Canada, P.E. Desbarats, 1806, p. 111 Inventaire des ordonnances des intendants de la Nouvelle-France [1705-1760], Archives de la Province de Québec, Beauceville l’Éclaireur, p. 116 Et voici le texte de l’ordonnance : ORDONNANCE Qui défend de glisser dans la Ville FRANÇOIS BIGOT &c SUR ce qui nous a été représenté que les enfants et même de grandes per sonnes glissent en traînes, en patins et autrement dans les différentes côtes de cette ville, ce qui expose les passants à des accidents, comme il est déjà arrivé par la vitesse avec laquelle ils peuvent tomber sur eux, n’ayant pas le tems de se ranger pour les éviter. A quoi étant nécessaire de remédier, Nous faisons très expresses inhibitions et défenses à toutes personnes, et aux enfans de glisser dans les rues de cette ville, soit en traînes, en patins ou autrement, à peine contre les grandes personnes de dix livres d’amende, payable sans déport et applicable aux Hôpitaux; et quant aux enfans qui seront pris en contravention, déclarons que leurs pères et mères seront contraints au payement de pareille amende de dix livres pour chacun de leurs enfants, lesquels dits enfans garderont prison, jusqu’à ce que leurs dits pères et mères ayent satisfait à la dite amende, et à l égard des enfans qui n’auraient ni pères ni mères, nous prévenons leurs maîtres, leurs tuteurs, parens ou autres particuliers chez lesquels ils demeureront, qu’ils seront également contraints au payement de l’amende, que s’ils étoient leurs propres enfants. Mandons aux Officiers de Police de tenir exactement la main à l’exécution de la présente Ordonnance qui sera lue publiée et affichée partout où besoin sera à ce que personne n’en puisse prétendre cause d’ignorance fait à Québec le vingt quatre Décembre 1748. Signé BEGON | 3/8/11 | Free | View In iTunes |
|
12 |
Clean037- La Chasse-Galerie en Nouvelle-France | Bonjour à toutes et à tous, J’aimerais tout d’abord vous présenter mes excuses pour l’incroyable retard dans mes émissions. Cette absence prolongée n’est ni due à un abandon ou à un manque d’histoires à raconter. Au contraire ! Mais comme je ne voulais pas vous laisser en plan en vous présentant une histoire maintenant et une nouvelle dans plusieurs mois, j’ai donc décider de tenter une nouvelle façon de travailler. Je viens d’enregistrer 5 émissions que je diffuserai à toutes les 2 semaines. Le prochaines histoires seront donc disponibles les 9 mars, 23 mars, 6 avril et 20 avril. Cela devrait me donner le temps de faire les prochaines recherches et d’écrire les prochaines émissions. **** Cette semaine, je vous parle de la Chasse-Galerie. S’il est une légende qui est propre aux francophones d’Amérique, c’est bien celle-là ! L’an dernier, quand j’ai eu l’idée de vous présenter ce thème, je me disais qu’il serait intéressant de vous raconter la genèse de ce conte. Je me disais que ce serait facile, car je pensais bien connaître l’origine de cette légende…. Je n’avais qu’à chercher quelques références et ouvrir le micro…. Erreur. Je me suis rendu compte que tout ce que je croyais savoir était faux. Alors que pendant des années j’ai présenté les origines de la Chasse-Galerie comme étant médiévales, remontant à un certain Sieur de Gallery, il semblerait que tout cela soit faux. Pour en savoir plus : BRETHÉ, E., «Une supercherie littéraire : la chanson de la Chasse Gallery», dans Bulletin de la Société de mythologie française, 19, 1955, pp. 62-89 «La Chasse-Galerie au Canada», dans Revue des traditions populaires, tome 8, no:11, Novembre 1893, p. 566 «La Mesnie Hellequin», dans Revue des traditions populaires, 20e année, Tome 20, no:5, Mai 1905, pp. 178 et 184 LE QUELLEC, Jean-Loïc, «La chasse-galerie du Poitou à l’Acadie», Iris, Centre de recherches sur l’imaginaire, Université de Grenoble 3, 18, pp. 125-146 (en pdf) «Les Chasses fantastiques», dans Revue des traditions populaires, 20e année, Tome 20, no:4, avril 1905, p. 163 VERRIER, A.-J., ONILLON, R., Glossaire étymologique et historique des patois et des parlers de l’Anjou, Tome second, Angers, Germain et G. Grassin, 1908 Première mention de la Chasse-galerie au Canada : LEBRUN, Isidore, 1833, Tableau statistique et politique des deux Canadas, Paris, Treuttel et Würtz, 540 p. + 1 c. (voir p. 267) Exemple d’activité de faussaire de Benjamin Fillon, le «découvreur» de l’histoire du Sieur de Gallery (p. 43) Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 77, no: 2, 1980, p. 43 | 2/23/11 | Free | View In iTunes |
|
13 |
Clean036- Pierre LeMoyne d’Iberville est-il le père de ses enfants? | Bonjour à toutes et à tous, Après le dernier épisode dans lequel je traitais d’un sujet assez sérieux, je me suis dit qu’il serait intéressant de m’adonner aux potins… Un petit potin historique… pourquoi pas? J’ai intitulé l’épisode «D’Iberville était-il le père de ses enfants?» un peu pour provoquer, bien sûr. Mais je vais explorer 2 questions sur les enfants de d’Iberville : Combien d’enfants a-t-il eu? Est-il le père non pas de ses enfants, mais de certains de ses enfants. Bien sûr, cette histoire n’a aucune incidence sur la suite de l’histoire de la Nouvelle-France, mais j’ai toujours trouvé intéressant que les historiens ne s’entendent pas sur la question du nombre de ses enfants (certains disent 5, d’autres 6) et que personne ne remette en question les vertus de sa femme. Et pourtant…. Pour en savoir plus : DE CATHELINEAU, Emmanuel, «Les beaux mariages d’une Canadienne» in Nova Francia, vo.. VI, 1931, pp. 144-181 FRÉGAULT, Guy, Pierre Le Moyne d’Iberville, Montréal, Fides, 1968 LEMOYNE DE SÉRIGNY, Gérard, «La descendance de Pierre LeMoyne d’Iberville», Texte dactylographié, Fonds LeMoyne de Sérigny, Avril 1974, 3 pages «Pierre Le Moyne d’Iberville et Mlle Picoté de Belestre», Bulletin de recherches historiques, VI, 1931, pp. 144-186 POTHIER, Bernard, «Pierre LeMoyne d’Iberville», Dictionnaire biographique du Canada (en ligne) | 10/18/10 | Free | View In iTunes |
|
14 |
Clean035- Un scandale de corruption | Bonjour à toutes et à tous, Voici un bon bout de temps que je ne vous ai présenté une histoire… J’avais, en fait, commencé à écrire celle-ci au printemps dernier alors que fusaient diverses accusations de scandales à l’endroit du gouvernement québécois. Je me suis alors demandé s’il y avait eu de tels scandales en Nouvelle-France. Or, nous n’avons rien à envier à la Nouvelle-France sur ce chapitre! Dans les années qui ont suivi la défaite française en Amérique, le Conseil d’État du roi a mis sur pied une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur des allégations de fraude et d’abus de la part d’administrateurs, de hauts officiers civils et militaires, ainsi que de marchands qui ont tous «sévi» sous l’Intendant Bigot. Près de 60 personnes ont été accusées dans ce procès. Une vingtaine ont été trouvées coupables, dont Bigot lui-même qui demeure encore aujourd’hui dans la mémoire collective synonyme d’escroc. Mais il y a plus, dans ce procès, que la simple histoire de fraudeurs qui se font condamner. Il est également intéressant d’analyser les motivations de la France à intenter un tel procès. La couronne voulait-elle simplement «chercher la vérité»? Non. Elle avait d’autres intérêts. Malheureusement, très peu d’historiens ont fait une analyse poussée de ce procès (pourtant, les sources qui nous sont restées sont abondantes). On se contente de répéter que «Bigot et sa bande» étaient des voleurs. C’est sans doute vrai. Mais il y a plus à ce procès que la simple volonté de punir des coupables… Pour en savoir plus : SOURCES «Jugement rendu souverainement et en dernier ressort, dans l’Affaire du Canada», Paris, Antoine Boudet, 1763 «Mémoire pour Messire François Bigot, ci-devant Intendant de Justice, Police, Finance et Marine en Canada, accusé : contre Monsieur le Procureur-Général du Roi en la Commission, Accusateur», vol. 2, Paris, Imprimerie de P. Al. Le Prieur, 1763 ÉTUDES CÔTÉ, André, «L’affaire du Canada (1761-1763)», Cap-aux-diamants, No. 83, Automne 2005, pp. 10-14 CÔTÉ, André, «Joseph-Michel Cadet (1719-1781) négociant et munitionnaire du roi en Nouvelle-France», Sillery, Septentrion, 1998 [L’Affaire du Canada – pp. 195-256] FRÉGAULT, Guy, «François Bigot, administrateur français», Montréal, Lés études de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, 1948 ROY, Pierre-Georges, «Bigot et sa bande et l’Affaire du Canada», Lévis, 1950 | 9/28/10 | Free | View In iTunes |
|
15 |
034 – Pour en finir avec les tourtières ! | Bonjour et bienvenue à cette 34e histoire de Nouvelle-France ! Le sujet d’aujourd’hui risque d’en faire jaser plus d’un, car s’il existe un sujet de vives discussions chez les Québécois, c’est bien l’origine de certains plats nationaux, comme la poutine, le pâté chinois ou… la tourtière ! Or, en Nouvelle-France, la tourtière existait. Mais était-ce un pâté de viande? Était-ce fait avec seulement des tourtes? Était-ce autre chose? Il faudra écouter l’émission pour le savoir ! Pour en savoir plus : DOUVILLE, Raymond et CASANOVA, Jacques-Donat, «La vie quotidienne en Nouvelle-France», Hachette, 1964 p. 66 Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française LIGER, Louis, BASTIEN, Jean-François, «La nouvelle maison rustique : ou Économie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne», Tome troisième, Paris, Deterville et Desray, 1798, p. 869 | 7/5/10 | Free | View In iTunes |
|
16 |
033- Un procès de sorcellerie à Montréal en 1742 | Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette 33e histoire de Nouvelle-France. Aujourd’hui, je vous parle de ce qui a sans doute été le plus grand procès de sorcellerie de la Nouvelle-France. Cette histoire s’est déroulée à Montréal en 1742. Ce n’est pas la seule anecdote impliquant des pratiques de sorcellerie en Nouvelle-France, mais c’est certainement celle qui a fait coulé le plus d’encre, d’autant plus qu’on peut encore voir un des objets impliqués dans cette affaire à l’Hôtel-Dieu de Québec… L’histoire que je veux vous raconter, c’est celle d’un catoptromancien, c’est-à-dire d’un homme qui prétendait pouvoir faire apparaître le visage d’un criminel dans un miroir. Cet homme s’appelait François-Charles Havard de Beaufort, dit l’Avocat… Bonne écoute Jean-François Pour en savoir plus (cliquez sur les titres pour y accéder sur Internet) : BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, Montréal, Cercle du livre de France, 1966, pp. 303-306 «HAVARD DE BEAUFORT, FRANÇOIS-CHARLES, dit L’Avocat» dans «Dictionnaire biographique du Canada en ligne»- FAUCHER DE ST-MAURICE, M., «Le crucifix outragé», in Revue Canadienne – tome 7e, Montréal, E. Senécal, 1870, pp. 92-101 HUBERT, Ollivier, «Sur la terre comme au ciel – la gestion des rites par l’Église catholique du Québec (fin XVIIe – mi-XIXe siècle), Presses de l’Université Laval, 2000, pp. 70-72 «Québec au temps du scorbut – Le crucifix outragé», Le Devoir, 13 août 2008 ROY, Pierre-Georges, «À travers l’histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec», Lévis, 1939, pp. 144-145 SÉGUIN, Robert-Lionel, «La Sorcellerie au Canada français du XVIIe au XIXe siècles», Montréal, Ducharme, 1961, pp.96-118 | 6/21/10 | Free | View In iTunes |
|
17 |
Clean032- L’énigmatique Jacques Nouette, dit la Souffleterie | Bonjour à toutes et à tous, Voici enfin (après 5 mois d’absence) cette 32e histoire de Nouvelle-France. Je vous remercie beaucoup de votre patience et de vos nombreux courriels pour réclamer une nouvelle émission le plus rapidement possible. J’avais sous-estimé le temps de production d’une telle série, mais je suis bien heureux de vous annoncer que j’ai plusieurs autres histoires en banque qui ne demandent plus qu’à être enregistrées. Vous n’aurez donc plus à attendre aussi longtemps pour entendre une nouvelle histoire. La prochaine arrivera bientôt. Pour cette 32e histoire de Nouvelle-France, je vous présente Jacques Nouette, dit la Souffleterie. Je le qualifie d’«énigmatique» parce qu’on ne sait rien de lui, ou si peu. En fait, presque tout ce qu’on sait de lui tient dans cette émission de 14 minutes. Et les seuls véritables articles que j’ai pu trouver sur ce personnage sont ceux que je cite en bibliographie et qui ont été publiés au début du XXe siècle. Je ne vous raconterai pas toute son histoire dans ce billet (je vous laisserai plutôt écouter l’émission), mais je vous dirai tout de même que Jacques Nouette, qui était procureur (ou praticien, comme on le disait à l’époque), semblait avoir un don pour faire parler de lui et faire des vagues. Par sa façon de vivre, il a déplu à l’évêque de Québec qui a demandé officiellement au ministre Pontchartrain de le bannir de la Nouvelle-France… Ce n’est pas banal. Et pourtant, je n’ai trouvé aucune recherche approfondie sur lui. Alors avis aux étudiantes et étudiants en histoire qui se cherchent un sujet de maîtrise, j’ai l’impression que l’histoire de cet homme pourrait se révéler très distrayante… Bonne écoute. Jean-François Pour en savoir plus (cliquez sur les titres pour y accéder sur Internet) : MASSICOTTE, Édouard-Zotique, «Nouette dit la Souffleterie» in Bulletin de recherches historiques, vo.. XXI, 1915, pp. 23-25 MASSICOTTE, Édouard-Zotique, «Le roman d’un praticien» in Bulletin de recherches historiques, vo.. XXVI, 1920, pp. 220-222 | 4/30/10 | Free | View In iTunes |
|
18 |
Clean031- L’Île-aux-Sorciers | Si vous habitez au Québec, vous avez très certainement vue au moins une fois dans votre vie «L’Île-aux-Sorciers» : c’était le nom que les habitants de la Nouvelle-France avaient donné à l’Île d’Orléans, en face de Québec. Pourquoi l’appelaient-ils ainsi? Nous ne le savons pas vraiment, mais depuis le XIXe siècle, 3 grandes hypothèses s’affrontent. Pour en savoir plus : ROY, Pierre-Georges, Les petites choses de notre histoire – Première série, Lévis, 1919, pp. 205-209 | 12/1/09 | Free | View In iTunes |
|
19 |
Clean030- Les maladies de l’eau à bord des bateaux | Un des plus grands problèmes auxquels ont été confrontés les marins jusqu’au XIXe siècle a été l’entreposage et la conservation de l’eau. L’eau était essentielle à bord pour non seulement abreuver l’équipage, mais aussi pour l’hygiène, pour la nourriture et pour les animaux. Il fallait donc prévoir de l’eau potable en quantité suffisante pour tous ces usages pour une période d’au moins 3 mois. Mais la conservation de l’eau posait problème. Entreposée dans des tonneaux de bois, elle subissait des transformations qu’on appelait «les maladies de l’eau». En tout, 3 maladies pendant lesquelles l’eau était mauvaise à boire, mais entre lesquelles, elle redevenait «potable». Pour en savoir plus : FONSSAGRIVES, Jean-Baptiste, Traité d’hygiène navale, 2e édition, Paris, Librairie J.-B. Baillière et fils, 1877 POISSONNIER-DESPERRIÈRES, Antoine, Traité sur les maladies des gens de mer, Paris, Imprimerie Royale, 2e édition, 1780 GAY, Jacques, «L’eau à bord sous l’Ancien Régime», Neptunia, 188, pp. 16-25 | 11/20/09 | Free | View In iTunes |
|
20 |
Clean029- Une mystique de la Nouvelle-France | Cette semaine, je vous présente un personnage assez particulier de l’histoire de la Nouvelle-France, la Mère Marie-Catherine-Joseph-de-Saint-Augustin. Considérée comme l’une des figures fondatrices de l’Église canadienne, cette jeune religieuse (elle est morte à l’âge de 36 ans) a été béatifiée par Jean-Paul II en 1989. Elle a consacré sa vie aux plus démunis et aux malades et c’est pour cette raison qu’elle s’est embarquée à l’âge de 16 ans pour la Nouvelle-France. Mais derrière cette image de religieuse parfaite se cachait une mystique. Toute sa vie, elle sera aux prises avec d’étranges visions de dragons, de démons et de saints en plus de souffrir d’étranges maladies dont elle acceptait les souffrances «pour plaire à Dieu». Sa vie pourrait faire l’objet de deux films complètement différents. D’un côté, on pourrait tourner un film à caractère religieux et d’un autre, tourner un film qu’on croirait inspiré par un roman de Steven King… Pour en savoir plus : BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, Ottawa, Le Cercle du Livre de France, 1966, pp. 295-299 ROY, Pierre-Georges, «La Mère Catherine de Saint-Augustin», dans La ville de Québec sous le Régime français – vol. 1, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, 1930, pp.205-206 ROY, Pierre-Georges, «La mort de la Mère Marie-Catherine de Saint-Augustin», dans La ville de Québec… pp. 363-364 Sites qui offrent une biographie : Notre patrimoine religieux Église catholique de Québec Site dédié à Catherine de Saint-Augustin dans lequel, on offre une retranscription de sa biographie par Raguenau : | 11/13/09 | Free | View In iTunes |
|
21 |
Clean028- 1685 : année de crise économique et d’épidémie | Je trouve toujours étonnant de constater à quel point l’histoire se répète. En cette année 2009 où nous vivons une grande crise économique et une pandémie sérieuse, nous pouvons nous rassurer en nous disant que nous ancêtres (du moins ceux qui vivaient dans la ville de Québec en l’année 1685) ont vécu à peu près la même chose. La crise économique était si importante en Nouvelle-France que l’Intendant Jacques de Meules a dû inventer une nouvelle monnaie et, comble du malheur, une épidémie sans précédent a frappé Québec à l’automne et a emporté dans la mort une bonne partie de la population. Pour en savoir plus : MONNAIE DE CARTE «Monnaie de carte» dans l’Encyclopédie Canadienne en ligne ÉPIDÉMIE DE 1685 «Épidéme» dans L’Encyclopédie Canadienne en ligne «Une épidémie à Québec en 1685» dans La ville de Québec : histoire municipale : 1 : régime français, Québec, Société historique de Québec, 1963, La pp. 65-66 ROY, Pierre-Georges, «Une épidémie à Québec, en 1685» dans La ville de Québec sous le régime français, vol. 1, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, 1930, pp. 457-458 ROY, Pierre-Georges, «L’épidémie de 1685» dans À travers l’histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec, Lévis, 1939, p. 94 | 11/6/09 | Free | View In iTunes |
|
22 |
Clean027- Une fausse histoire d’amour | Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette 27e histoire de Nouvelle-France. Une 27e histoire qui prend la forme d’un mea-culpa car la semaine dernière, je vous disais qu’il y avait eu si peu de mariage d’amour en Nouvelle-France qu’on pouvait dire qu’il n’y en avait pas eu du tout. Pourtant, je vous citais l’exemple de ce jeune homme qui avait fait de la prison pour obtenir le droit de marier sa belle. Or, en faisant mes recherches, je me suis aperçu que cette histoire était fausse. Pas entièrement, mais assez pour affirmer qu’on est loin d’une histoire d’amour digne de romans. Je vous présente donc le résultat de mes recherches sur les amours du jeune Rouffio et de la belle Louise Cadet dans la dernière décennie de la Nouvelle-France. Pour en savoir plus : IGARTUA, José, «ROUFFIO, Joseph», dans le Dictionnaire Biographique du Canada en ligne PROCÈS DE PIERRE ROUFFIO Bibliothèque et archives nationales du Québec en ligne - Procès entre Augustin Cadet, boucher à Québec, demandeur, et Pierre Rouffio, prisonnier, environ 19 ans, marchand, négociant à Québec, demeurant chez le sieur Perram, rue Saint-Pierre, défendeur, accusé du rapt (viol) de Louise Cadet, environ 17 ans, fille du demandeur . – 21 juillet 1736 – 28 septembre 1753 Bibliothèque et archives nationales du Québec en ligne – Conclusions du procureur général du Roi au Conseil supérieur de Québec, Louis-Guillaume Verrier, sur l’appel de la sentence du 27 août 1753, rendue dans le cadre du procès criminel extraordinairement fait et instruit par le lieutenant général civil et criminel en la Prévôté de Québec, à la requête d’Augustin Cadet, marchand boucher de cette ville, contre Pierre Rouffio, marchand, accusé du crime de rapt commis en la personne de Louise Cadet, fille d’Augustin Cadet, appelant . – 22 septembre 1753 Bibliothèque et archives nationals du Québec en ligne - Appel mis au néant de la sentence rendue, le 27 août 1753, contre Pierre Rouffio, marchand, accusé du crime de rapt commis en la personne de Louise Cadet, fille d’AugustinCadet. Pierre Rouffio est banni de la colonie pour une période de 9 années, il doit aussi acquitter la somme de dix mille livres envers la victime, Louise Cadet, pour dédommagement et intérêts civils, Rouffio doit demeurer en prison jusqu’au paiement de la somme et que le temps de son bannissement ne commencera qu’au jour où il sortira de prison. S’il préfère, Rouffio peut épouser la dite Louise Cadet, à l’effet de quoi il sera conduit des prisons de Québec en la chapelle pour y célébrer son mariage . – 28 septembre 1753 ACTE DE MARIAGE DE JOSEPH ROUFFIO ET LOUISE CADET Bibliothèque et archives nationales du Québec en ligne – Extrait du contrat de mariage passé pardevant maître Barolet, notaire, entre Joseph Rouffio; et Marie-Louise Cadet, fille d’Augustin Cadet et de défunte Marie-Louise Lambert, ses père et mère . – 20 mars 1755 [Document insinué le 26 août 1755] ROY, Pierre-Georges, «Acte de mariage de Joseph Rouffio et de Louise Cadet» in Le Québec sous le Régime français, vol. 2, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, p. 448 VERSIONS FAUSSES DE L’HISTOIRE Versions qui attribuent le rapt et le mariage à Pierre Rouffio BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, Ottawa, Le Cercle du livre de France, 1966, p. 344 - Boyer attribue le rapt et le mariage à Pierre Rouffio Versions qui attribuent le rapt et le mariage à Joseph Rouffio RÉCHER, J. F., «La belle amazone aventurière», Bulletin de recherches historiques, 1896, pp. 24-26 ROY, Pierre-Georges, «Une affaire d’amour à Québec en 1753» in Le Québec sous le Régime français, vol. 2, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, p. 231 (dans le livres), p. 319 (sur Internet) Version qui attribue le rapt et le [...] | 10/30/09 | Free | View In iTunes |
|
23 |
Clean026- Les familles reconstituées de la Nouvelle-France | Depuis plusieurs années, on cherche des solutions au problème de l’éclatement des familles et des unions qui ne semblent durer qu’un instant. On dit souvent qu’il serait bon de revenir à des valeurs familiales solides et durables. Et quand on dit «revenir», on regarde vers le passé. Or, qu’en est-il de la Nouvelle-France? Les unions étaient-elles plus solides et durables? Pourrait-on prendre la Nouvelle-France en exemple quand il s’agit de trouver des solutions à l’éclatement de la famille? Difficile à croire, d’autant plus que les familles reconstituées étaient monnaie courante aussi à cette époque. Pour en savoir plus : LACHANCE, André, Vivre, aimer et mourir en Nouvelle-France, Saint-Hubert, Libre Expression, 2000 LABERGE, Alain, «La famille en Nouvelle-France – Mythes et réalités», Cap-aux-diamants, numéro 39, Automne 1994, pp. 10-12 | 10/21/09 | Free | View In iTunes |
|
24 |
025 – Des travestis en Nouvelle-France | Bonjour à toutes et à tous, Vous savez, plus j’étudie l’histoire, plus je suis surpris. Il s’est souvent passé des choses qu’on n’oserait même pas inventer. Et j’ai été très étonné quand je suis tombé sur des récits de travestissement en Nouvelle-France. Ce n’était pas courant, mais c’était assez important pour qu’il y ait des conséquences. Mais avant toute chose, je dois préciser un point : la définition même de ce qu’est un travesti : si aujourd’hui le mot sert à désigner un homme ou une femme (quoi que plus généralement un homme) qui prend les habits de l’autre sexe, au XVIIIe siècle, il désignait également des personnes qui prenaient les habits qui n’étaient pas de leur condition (par exemple : un habitant qui s’habillerait en noble). Je vous raconte donc 3 histoires de travestissement dont 2 qui concernent des femmes qui se sont habillés en homme. Pour en savoir plus : BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, Montréal, Le Cercle du livre français, 1966 Sur l’affaire des jeunes hommes travestis en Amérindiens : Jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France, vol II, p 947 Sur Esther Brandeau Dictionnaire biographique du Canada DUCHARME, Nathalie, Fortune critique d’Esther Brandeau, une aventurière en Nouvelle-France, Communication présentée à Montréal, Congrès de l’ACFAS, 14 mai 2004 Sur Anne Edmond ROY, Pierre-Georges, «Un procès criminel à Québec au dix-septième siècle. Anne Edmond accusée de s’être travestie en homme et d’avoir répandu de fausses nouvelles», Bulletin des recherches historiques, 1904, pp. 193 à 223 et 229 à 243 | 10/14/09 | Free | View In iTunes |
|
25 |
Clean024 – Que buvait-on en Nouvelle-France? | Cette question peut sembler anodine à première vue, mais elle l’est beaucoup moins à force d’y réfléchir et de l’étudier. Prenons l’eau, par exemple. Bien sûr, on en buvait, mais on n’avait pas accès à l’eau potable aussi facilement qu’aujourd’hui. Et dans les villes de France, où l’eau des rivières est souvent trop polluée, on avait pris l’habitude de couper l’eau… avec du vin. Et chose étonnante : on buvait du café et du chocolat chaud en Nouvelle-France. Et du côté des boissons alcoolisée, les habitants de la Nouvelle-France consommaient du vin, de la bière et, dans une moindre proportion, du cidre et de l’eau-de-vie. Pour en savoir plus : SÉGUIN, Robert-Lionel, La civilisation traditionnelle de l’ «habitant» aux XVIIe et XVIIIe siècles, Montréal, Fides, 1973, pp. 522-526 SULTE, Benjamin, «Ce qu’ils buvaient», Bulletin des recherches historiques, vol. 16, 1910, pp. 157-160 Sur Internet : GARNOT, Benoît, La culture matérielle en France aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Ophrys, 1995 GROULX, Lionel, «La Querelle de l’eau-de-vie sous le régime français», La Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 1, no :4, 1948, pp. 615-624 BOUNEAU, Christophe, FIGEAC, Michel, Le verre et le vin de la cave à la table du XVIIe siècle à nos jours, Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine MATHIEU, Jacques, LACOURSIÈRE, Jacques, Les mémoires québécoises, Québec, PUL, 1991 | 10/8/09 | Free | View In iTunes |
|
26 |
Clean023 – L’état de la science à l’époque de la Nouvelle-France | Aujourd’hui, je vous propose une émission quelque peu différente de celles que je vous ai présentées jusqu’à maintenant, car je ne vous parlerai pas directement de la Nouvelle-France. Je vous propose plutôt de nous plonger dans la pensée des gens des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles à travers certaines découvertes scientifiques qui ont été faite en Europe. On a souvent tendance à penser que cette époque était très peu avancée au plan scientifique et technologique. Et c’est normal : toutes les générations ont cru qu’elles étaient plus avancées que les précédentes. Et nous n’y échappons pas. Mais à y regarder de plus près, on se rend vite compte que les connaissances scientifiques étaient beaucoup plus évoluées à cette époque qu’on pourrait le croire à prime abord. En fait, plusieurs jalons de nos connaissances ont été élaborés pendant ces quelques siècles qu’a duré la Nouvelle-France. Pour bien illustrer mon propos, j’’ai choisi 4 sujets : l’électricité la théorie de l’évolution les machines à vapeur la découverte de la vitesse de la lumière Pour en savoir plus : L’électricité Histoire de l’électricité (Wikipédia) Bouteille de Leyde (CNRS) Photos de la bouteille de Leyde Vidéo de l’expérience de la bouteille de Leyde (CNRS) Le comte de Buffon et la théorie de l’évolution Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (Wikipédia anglais – la version française semble moins fidèle, car elle ne cite pas assez ses sources) Buffon et l’histoire naturelle : l’édition en ligne (CNRS) Les machines à vapeur Histoire de l’automobile (Wikipedia) RENAUD, Jean, Un siècle de tracteurs agricoles: De la vapeur à l’électronique La découverte de la vitesse de la lumière Université Laval | 10/1/09 | Free | View In iTunes |
|
27 |
Clean022 – Les loteries en Nouvelle-France | Voici un sujet qui appartient à la petite histoire de la Nouvelle-France. D’ailleurs, je n’aurais jamais cru m’y intéressé, car je ne m’étais jamais posé la question de savoir s’il y avait des jeux de loteries en Nouvelle-France… Et pourtant oui. Les jeux de loterie remontent à très loin dans l’histoire et déjà à l’époque de la Nouvelle-France, ils étaient bien encadrés par l’État qui voyait même à régler des litiges entre les joueurs et les créateurs de loteries. Par contre, si les loteries en France, à cette époque, servaient principalement à venir en aide aux démunis et à redorer les coffres de l’État, il semble qu’en Nouvelle-France ça se soit passé de façon tout à fait différente… Pour en savoir plus : MASSICOTTE, Édouard-Zotique, Faits curieux de l’histoire de Montréal, Montréal, Librairie Beauchemin, 1924 ROY, Pierre-Georges, La ville de Québec sous le Régime français – vol 2, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, 1930 Site Internet : Histoire de la loterie | 9/15/09 | Free | View In iTunes |
|
28 |
021 – Une chanson de la Nouvelle-France : le Général de Flipe | Pour cette 21e histoire de Nouvelle-France (et la première histoire de l’année scolaire 2009-2010), je vous présente ce qui est, pour moi, un petit bijou historique qui nous est parvenu de la Nouvelle-France : la chansons «Le général de Flipe». J’aime tout particulièrement cette chanson pour 3 raisons : elle raconte un fait historique (la tentative de prise de Québec par William Phipps en 1690) elle a vraisemblablement été écrite par un contemporain des événements elle nous a été transmise par tradition orale La version de la chanson que je vous présente aujourd’hui est une reconstitution établie selon l’état de nos connaissances. En voici le texte : LE GÉNÉRAL DE FLIPE C’est le général de Flipe Qui est parti de l’Angleterre Avecque trente-six voiles Et plus de mille hommes faits. Il croyait par sa vaillance Prendre la ville de Québec. Il croyait par sa vaillance Prendre la ville de Québec. A mouillé devant la ville Les plus beaux de ses vaisseaux, Il met leur chaloupe à terre Avec un beau générau. C’est pour avertir la ville De se rendre vite au plus tôt : - Avant qu’il soye un quart d’heure, J’allons lui livrer l’assaut. C’est le général de ville Z-appelle son franc canon : - Va-t-en dire à l’ambassade Recule-toi mon général. Va lui dire que ma réponse C’est au bout de mes canons, Avant qu’il soye un quart d’heure, Nous danserons le rigaudon. C’est le général de Flipe Qui mit son monde à Beauport, Trois canons les accompagne Pour leur servir de renfort. Mais le malheur qui m’accable, Qui ne m’a jamais laissé, Les Français pleins de courage M’en on détruit la moitié. C’est le général de Flipe S’est retourné dans Baston : - Va-t-en dire au roi Guillaume Que Québec lui a fait faux bond, Car lui a de la bonne poudre Et aussi de beaux boulets, Des canons en abondance Au service des Français. LE GÉNÉRAL DE FLIPE C’est le général de Flipe Qui est parti de l’Angleterre Avecque trente-six voiles Et plus de mille hommes faits. Il croyait par sa vaillance Prendre la ville de Québec. Il croyait par sa vaillance Prendre la ville de Québec. // A mouillé devant la ville Les plus beaux de ses vaisseaux, Il met leur chaloupe à terre Avec un beau générau. C’est pour avertir la ville De se rendre vite au plus tôt : - Avant qu’il soye un quart d’heure, J’allons lui livrer l’assaut. // C’est le général de ville Z-appelle son franc canon : - Va-t-en dire à l’ambassade Recule-toi mon général. Va lui dire que ma réponse C’est au bout de mes canons, Avant qu’il soye un quart d’heure, Nous danserons le rigaudon. // C’est le général de Flipe Qui mit son monde à Beauport, Trois canons les accompagne Pour leur servir de renfort. Mais le malheur qui m’accable, Qui ne m’a jamais laissé, Les Français pleins de courage M’en on détruit la moitié. // C’est le général de Flipe S’est retourné dans Baston : - Va-t-en dire au roi Guillaume Que Québec lui a fait faux bond, Car lui a de la bonne poudre Et aussi de beaux boulets, Des canons en abondance Au service des Français. [Chanson tirée du CD Chants et complaintes maritimes des Terres françaises d'Amérique - Anthologie des chansons de mer - volume 16, édité par le Chasse-Marée] ******* Pour en savoir plus : LACOURSIÈRE, Luc, «Le Général de Flipe [Phips]», Les Cahiers des Dix, no. 39, Éditions du Bien Public, Québec, 1974, pp. 243-277 Pour entendre la version recueillie par Marius Barbeau en 1946 dont je parle dans l’émission : Le Général de Flipe – 1946 – chantée par Joseph Brisebois | 8/26/09 | Free | View In iTunes |
|
29 |
020 – Le premier touriste de la Nouvelle-France | Sauriez-vous dire à quel moment la Nouvelle-France a reçu la visite de son premier touriste? C’est en mai 1662 qu’un jeune normand appelé Asseline de Ronval s’est embarqué de Dieppe pour la Nouvelle-France. Il n’était pas le seul à s’embarquer. Mais contrairement aux autres passagers ou membres d’équipage, Asseline de Ronval ne se rendait pas en Amérique pour travailler ou s’y établir : il ne cherchait qu’à visiter le pays. Il faut dire qu’à cette époque, plusieurs auteurs européens ont écrit des histoires qui se passaient en tout ou en partie en Nouvelle-France. Mais cette Nouvelle-France décrite dans les romans est tout-à-fait mythique, les auteurs n’ayant jamais mis les pieds ici. Sans doute un des plus célèbres de ces auteurs : Cyrano de Bergerac. Pour en savoir plus : YON, Armand, «Notre premier touriste en Nouvelle-France : Asseline de Ronval [1662]», Cahier des dix volume 39, Québec, Éditions du Bien public, 1974, pp. 147 à 170 | 6/18/09 | Free | View In iTunes |
|
30 |
Clean019 – Lévis a-t-il réellement brûlé ses drapeaux sur l’Île Sainte-Hélène? | Tour de Lévis - Montréal Intérieur de la Tour de Lévis - Montréal 2009 Vue sur Montréal à partir de la Tour de Lévis - Montréal 2009 Connaissez-vous l’histoire des drapeaux du Chevalier de Lévis? Selon cette histoire, le Chevalier de Lévis aurait préféré brûler tous les drapeaux des régiments français de Montréal plutôt que de les donner aux Anglais lors de leur entrée dans la ville, le 8 septembre 1760. Selon certaines versions trouvées dans les livres d’histoire de la Nouvelle-France, la destruction des drapeaux aurait eu lieu sur l’Île Sainte-Hélène… Est-ce vrai? Pour en parler, je me suis rendu sur l’Île Sainte-Hélène, tout près de l’imposante tour qu’on nomme «Tour de Lévis» en l’honneur du Chevalier de Lévis. Nombreux sont les Montréalais qui croient encore que cette tour est un des derniers vestiges de la Nouvelle-France à Montréal. Et on peut comprendre pourquoi en regardant ces photos. Pour en savoir plus : ROY, Pierre-Georges, «Les petites choses de notre histoire – première série», Lévis, 1919, pp. 265-273 «Journal des campagnes de Lévis», dans Collection des manuscrits du Maréchal de Lévis, vol. 1, 1889 ROY, Pierre-Georges, «Les petites choses de notre histoire – première série», Lévis, 1919, pp. 265-273 «Journal des campagnes de Lévis», dans Collection des manuscrits du Maréchal de Lévis, vol. 1, 1889 | 5/4/09 | Free | View In iTunes |
|
31 |
018- La véritable origine du nom du Fleuve Saint-Laurent | Je vous présente aujourd’hui une histoire que j’ai entendue la semaine dernière alors que je donnais un petit spectacle à Longue-Pointe-de-Mingan, sur la Côte-Nord : il paraît que l’histoire officielle selon laquelle c’est Jacques Cartier qui aurait donné le nom de Saint-Laurent au fleuve est fausse… Pourtant, c’est ce qui est écrit dans les livres d’école… Qui croire? D’où vient ce nom alors? Pour en savoir plus : Commission de toponymie du Québec CARTIER, Jacques, Bref récit et succincte narration de la navigation faite en MDXXXV et MDXXXVI, Librairie Tross, 1863, p. 8 CARTIER, Jacques, Voyage de découverte au Canada entre les années 1534 et 1542, Anthropos, 1843, p. 29 *** 104 histoires de Nouvelle-France est une baladodiffusion produite en Montérégie par Jean-François Blais | 3/27/09 | Free | View In iTunes |
|
32 |
017- Pour en finir avec les moé et les toé | En Nouvelle-France, comment prononçait-on les lettres «oi» comme dans moi, toi, le roi et Jean-François? Aujourd’hui, pour imiter le langage de nos ancêtres, on s’amuse à substituer tous les sons «oi» en «oué» en disant moé, toué, roué, Jean-Françoué en prétendant que c’est l’accent ancien du français. Mais parlaient-ils réellement comme de cette façon ? La réponse n’est pas aussi évidente qu’on pourrait le croire, et, je l’avoue, certainement pas aussi évidente que je l’ai cru pendant plusieurs années. Il est vrai que pendant plusieurs siècles, la «bonne» prononciation française demandait qu’on utilise «ouè», mais il est faux de dire que c’était le cas partout. Je suis donc retourné dans les livres de grammairiens du XVIe au XIXe siècles pour tenter d’y voir plus clair. Pour en savoir plus : BUFFIER, Claude, Grammaire françoise, sur un plan nouveau, avec un traité de la prononciation des e, & un abregé des raglas de la poesie françoise, Paris, M. Bordelet, 1754 CHIFLET, Laurent, Essay d’une parfaite grammaire de la langue françoise, Bruxelles, Lambert Marchant, 1680 DE LA RAMÉE, Pierre (Petrus Ramus), Gramere, 1562 RESTAUT, Pierre, Principes généraux et raisonnés de la grammaire françoise,: avec des observations sur l’orthographe, les accents, la ponctuation & la prononciation; & un abrégé des regles de la versification françoise, Paris, 1770 TALBERT, Ferdinand, Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l’ancienne langue et l’ancienne prononciation française …: et de sa conformité avec l’ancienne langue et l’ancienne pronunciation française, Paris, Doudret-Marçais, 1874 THOULIER OLIVET, Pierre-Joseph, Traité de la prosodie françoise, Genève, 1750 | 3/17/09 | Free | View In iTunes |
|
33 |
Clean016- La crise économique et la Nouvelle-France | Cette semaine, je sors de mes habitudes. Je vous présente moins une histoire à proprement parler qu’une introduction à d’autres histoires qui viendront dans les prochaines semaines et dont le thème central est l’économie en Nouvelle-France. Lorsqu’on vit une crise (comme la crise économique que nous traversons présentement), on a souvent tendance à penser qu’«avant c’était mieux» et que la vie et les échanges étaient plus faciles. Je me suis dit qu’il serait intéressant de faire un petit retour sur le passé pour voir comment nos ancêtres ont su conjuguer avec l’économie. Je suis donc allé voir comment ça s’était passé en Nouvelle-France. Et ce que j’y ai trouvé m’a donné un choc : la Nouvelle-France a été en crise économique perpétuelle. Ce ne sont pas tant les difficultés économiques qui m’ont surpris, mais plutôt l’ampleur de cette crise. Je ne prétends pas faire ici un tableau exhaustif de la situation économique de la Nouvelle-France, car le temps et l’espace à y attribuer serait trop long, mais j’espère que cet épisode servira d’introduction à ce vaste sujet. *** Pour en savoir plus : MATHIEU, Jacques, La Nouvelle-France : les Français en Amérique du Nord, XVIe-XVIIIe siècle, Québec, PUL, 1991 | 3/9/09 | Free | View In iTunes |
|
34 |
015- Mathurin Jouaneaux et sa maison souterraine | Dans cette 15e histoire de Nouvelle-France, je vous raconte l’histoire de Mathurin Jouaneaux qui a construit une des habitations les plus inusitées de Nouvelle-France : pour mieux se protéger des attaques iroquoises, il a bâti sa maison sous terre ! Pour en savoir plus : FAILLON, Étienne Michel, «Histoire de la colonie française en Canada», Bibliothèque paroissiale, pp. 9, 102-105, 540-541 MASSICOTTE, E.-Z.,«Le castel souterrain d’un colon de Montréal au 17e siècle», Bulletin de recherches historiques, vol. 44, 1942, pp. 137-138 MASSICOTTE, E.-Z., «Contribution à la petite histoire», Cahier des dix, vol. 9, 1944, pp. 245-246 (même texte que celui qu’on trouve dans le BRH) L’écho du cabinet de lecture paroissial de Montréal, 1871, pp. 19-20 | 2/27/09 | Free | View In iTunes |
|
35 |
Clean014- L’affaire du prie-dieu à Montréal | Monseigneur de Saint-Vallier, évêque de Québec Cette 14e histoire de Nouvelle-France vous raconte une querelle entre Mgr de Saint-Vallier et le sieur de Callières pour savoir qui des deux aurait son prie-dieu le plus près de l’autel dans l’église des Récollets, à Montréal. Cette querelle a duré près d’un an et demi, divisant la population de Montréal sur la question. À une époque où il ne serait jamais venu à l’esprit de personne de tutoyer ou de nommer par son prénom une personne occupant un rôle politique important, les règles de préséance et d’étiquette revêtaient une importance qu’on ne soupçonnerait pas aujourd’hui. Ou, devrais-je dire, les endroits où l’étiquette était importante n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui : alors qu’aujourd’hui, plusieurs personnes-politiques rêvent d’avoir un siège à l’ONU, plusieurs hauts personnages de la Nouvelle-France se sont querellés pour savoir qui aura le siège le plus rapproché… de l’autel, à l’église. Ça peut faire sourire. Mais à une époque où la religion et les affaires de l’État étaient souvent entremêlées, cette question revêtait un caractère politique très fort. Et encore aujourd’hui, on le remarque dans tous les pays où la religion côtoie la politique… et nous n’avons pas à regarder très loin. Pour en savoir plus : «L’affaire du prie-dieu, à Montréal, en 1694», Rapport de l’archiviste de la province de Québec, 1923-24, vol. 4, pp. 71-110 ROY, Pierre-Georges, La ville de Québec sous le régime français, vol. 2, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, vol. 2, 1930, pp. 79-80 Dictionnaire biographique du Canada en ligne | 2/13/09 | Free | View In iTunes |
|
36 |
013- Emprisonné pour une chanson… | Cette semaine, je suis tombé sur un événement curieux qui s’est passé à Montréal au début du XVIIIe siècle. Un dénommé Jean Berger a été emprisonné pour avoir… écrit une chanson. En réalité, il était déjà en prison, car on l’avait faussement accusé d’avoir battu un homme en compagnie d’un complice. On l’a gardé plus longtemps en prison, on lui a imposé une amende et une peine de carcan parce qu’il avait eu la mauvaise idée d’écrire ladite chanson qui dénonçait certaines personnes de la ville. Voici, d’ailleurs, la transcription de la chanson : «Approchez tous petits et grands Gens de villemarie On va réciter a présent Cette chanson jolie Que l’on a fait sur ce ton-là Afin de vous mieux réjouir Le beau jour de la St-Mathias Le pauvre St-Olive Rencontra devant l’hôpital Deux inconnus boudrilles Qui chacun avec un bâton L’ont fait danser bien malgré luy À chaque coup qu’on lui donnait Ce monstre de nature Criait Messieurs épargnez moy Car il fait grand’ froidure Et je vous demande pardon De moy Messieurs faites mercy. Après qu’on l’eut bien bâtonné lIs l’ ont laissé par terre Et luy à peine s’est-il retiré Chez luy bien en colère Criant d’un pitoyable ton On m’a mis le dos en charpy. Sur leur bonne conscience Nous étions tous dans nos maisons Comme l’on battait ce chetty. II envoya quérir soudain Messieurs de la justice Donnant l’argent à pleine main Pour que l’on les punisse Les messieurs ont dit sans façon Dans la prison ils seront mis. Le lendemain de grand matin On voit agir sans teste Tous les huissiers la plume en main Pour faire des requettes Donnant forces assignations, À gens qui étaient dans leur lit. Aussytost tous les assignés S’en vont tous à l’audience. C’était pour être interrogé, Sur leur bonne conscience Nous étions tous dans nos maisons Comme l’on battait ce chetty. Ceux qui auront plus profité De ce plaisant affaire Messieurs les juges et les greffiers Les huissiers et notaires lIs iront boire chez Lafont Chacun en se moquant de luy. Et toi mon pauvre Dauphiné que je pleure ta misère De t’aitre laisse battonner Sans pouvoir les reconnaitre. II t’en coutra de tes testons Sans le mal que tu peux souffrir Pour moy je déclare et conclus Que s’y l’on me demande Que si non content d’être battu II y payera l’amende Par ses fausses accusations; Le tout pour lui apprendre à mentir. » ! Note : J’ai changé les accents, mais j’ai laissé quelques erreurs d’orthographe propres à Jean Berger. Pour en savoir plus : • BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français, Ottawa, Le Cercle du Livre de France, 1966, pp. 429-430 • MASSICOTTE, Édouard-Zotique, Faits curieux de l’histoire de Montréal, Montréal, Beauchemin, 1924, pp. 38-44 RHEAULT, Marcel J., La médecine en Nouvelle-France : les chirurgiens de Montréal (1642-1760), Montréal, Septentrion, 2004, 334 p. (pages sur Claude le Boiteux de Saint-Olive : 292-294) • ROY, Pierre-Georges, Bulletin de recherches historiques, 1920-21, vols. 26-27 La copie de la chanson se trouve : • Jugements et deliberations du Conseil Souverain, vol. V, p. 1025 | 2/4/09 | Free | View In iTunes |
|
37 |
012- Les Français et la forêt | On sait bien qu’une des premières choses qui ait frappé les Français quand ils sont arrivés ici, ça a été l’étendue du territoire et l’abondance des forêts. Ce n’est pas très différent d’aujourd’hui, vous me direz… Mais la relation qu’avaient les Français avec la forêt dans les premières années de la Nouvelle-France est très différente de la nôtre. La forêt ne symbolisait pas le grand air, les promenades en amoureux et l’exotisme du retour à la terre. En d’autres mots, il ne serait jamais venu à l’idée de personne de faire du camping à cette époque. | 12/22/08 | Free | View In iTunes |
|
38 |
Clean011-Les Amérindiens et les étoiles | L’idée de cet épisode vient de la surprise que j’ai eue en lisant le compte-rendu de Joseph-François Lafitau dans lequel il démontre que les visions qu’avaient les Français et les Iroquois du ciel étoilé étaient beaucoup plus rapprochées qu’on pourrait le croire…La Nouvelle-France est fille de la mer. Et tout marin qui se respectait à l’époque pouvait se guider grâce aux étoiles et aux constellations. Les premiers chroniqueurs de la Nouvelle-France pensaient trouver chez les autochtones une société sauvage, c’est-à-dire sans civilisation et sans grande connaissance, surtout des astres. Ils ont été surpris de se rendre compte que non seulement ils avaient une certaine connaissance des étoiles, mais ils avaient aussi regroupé celles-ci en constellations, tout comme en France. Pour en savoir plus : LAFITEAU, Joseph-François, «Moeurs des sauvages ameriquains, comparées aux moeurs des premiers temps», Charles Estienne Hochereau, 1724, pp. 235 – 238 | 12/15/08 | Free | View In iTunes |
|
39 |
Clean010-Comment envoyait-on des lettres en Nouvelle-France? | Voilà une question qu’on ne se pose pas souvent, mais qui était primordiale pour les habitants de la Nouvelle-France, car la poste était ni plus ni moins que le seul moyen de communication entre les grands centres. Bien qu’il y ait eu quelque tentatives d’établir un système postal en Nouvelle-France, on peut résumer celui-ci en un seul mot : inexistant. Les gens se débrouillaient comme ils pouvaient et en ayant recours à certains trucs astucieux… Pour en savoir plus : FLEMING, Patricia, GALLICHAN, Gilles, LAMONDE, Yvan, Histoire du livre et de l’imprimé au Canada, Montréal, PUM, 2004, p. 122 ROY, Pierre-Georges, «La poste sous le régime français» dans «Toutes petites choses du régime français», Québec, éd. Garneau, vol.2, 1944, pp. 204-205 | 12/8/08 | Free | View In iTunes |
|
40 |
009-Un hold-up à Montréal | On aurait pu croire que la criminalité ne serait pas un très grave problème en Nouvelle-France, grâce au fait que la population étant si petite, il serait facile de trouver le coupable de tout crime. Et pourtant… À l’automne 1683, de jeunes hommes se sont hasardés à commettre des vols à mains armées dans les rues de Montréal (qu’on appelait alors Ville-Marie). Sources et pour en savoir plus : BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français, Ottawa, Le Cercle du Livre de France, 1966, pp. 130-132 CARTIER, Jacques, Voyages de découverte au Canada entre les années 1534 et 1542: suivis d’une biographie de Jacques Cartier par René Maran, Anthropos, 1843 MASSICOTTE, Édouard-Z., «Un hold-up à Montréal en Nouvelle-France», BRH, vol. 34, 1928, pp. 264-265 | 12/1/08 | Free | View In iTunes |
|
41 |
008-Le billard en Nouvelle-France | Le jeu de billard ne date pas d’hier. Et à l’époque de la Nouvelle-France, on aimait bien le pratiquer. Et le pratiquer comme aujourd’hui, c’est-à-dire en mélangeant les plaisirs du vin et du jeu. Et ce, autant dans les hautes sphères de la société que dans les plus basses. Tellement que les autorités ont dû imposer des règlements et sévir à l’occasion… En Nouvelle-France, le billard ressemblait déjà à notre propre jeu, à la grande exception que le bâton était recourbé. Pour en savoir plus : MASSICOTTE, E-Z, «Le jeu de billard sous le régime français», BRH, XXIII, 1917, p. 153 ROY, Pierre-Georges, «Le billard sous le régime français», in Petites choses de notre histoire, vol. 3, Lévis, 1919, pp. 242-247 | 11/24/08 | Free | View In iTunes |
|
42 |
007-Y avait-il des carcans en Nouvelle-France? | Je n’ai jamais remis en question l’idée que le carcan était utilisé comme forme de punition en Nouvelle-France jusqu’à ce des personnes dignes de foi m’affirment le contraire, disant que cette peine était médiévale et qu’elle n’avait jamais eu cours ici. M’étais-je trompé toutes ces années? Et que dire de tous ces musées de la Nouvelle-France qui présentent des reproductions de carcans? Ce ne serait pas la première fois qu’une idée fausse soit passé dans l’imaginaire collectif. Étonné, j’ai donc effectué quelques recherches pour m’apercevoir que dès le départ, je me trompais dans la définition d’un carcan… NOTE IMPORTANTE : Si vous avez des informations qui contredisent ce que j’avance, prière de me le faire savoir afin que je puisse faire amende honorable. Sources et pour en savoir plus : BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle», Ottawa, Cercle du livre de France, 1966 «Bulletin de recherches historiques», vol. 3, 1897, p. 14 LEJEUNE, Paul, «Relation des Jésuites», vol. IX, 1636 «Jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France», vol. I et IV | 11/17/08 | Free | View In iTunes |
|
43 |
006-Changer de linge ou prendre un bain? | Comment préférez-vous vous laver? En prenant un bain (ou une douche) ou en changeant de chemise? Aujourd’hui, personne ne remettrait en question l’usage du bain ou de la douche pour se laver… Et pourtant, pendant une grande partie de l’histoire de la Nouvelle-France, les médecins déconseillaient avec vigueur de prendre des bains. Ils affirmaient que l’eau était néfaste pour l’hygiène. Au lieu de prendre un bain, les médecins préconisaient plutôt le changement de chemise (qu’on appelait alors «linge»). Plus elle était blanche, plus nous étions propre… Pour en savoir plus : CABANES, Auguste, Mœurs intimes du passé, Paris, Albin Michel, 1908 GOURDEAU, Claire, Les délices de nos coeurs: Marie de l’Incarnation et ses pensionnaires amérindiennes, 1639-1672, Septentrion, 1994, 128 p. VIGARELLO, Georges, Histoire des pratiques de santé – le sain et le malsain depuis le Moyen Âge, Paris, Seuil, 1993 | 11/10/08 | Free | View In iTunes |
|
44 |
005-Des Jésus sans barbe | Un aspect du choc des cultures qu’ont subi les Français à leur arrivée en Nouvelle-France m’a toujours beaucoup fait rire : les Amérindiens ridiculisaient les Français à cause de leur barbe. À prime abord, ça peut paraître anodin, mais cela a eu des conséquences inattendues pour les Jésuites qui tentaient de convertir les Amérindiens : si ceux-ci ridiculisaient les hommes qui portaient la barbe, comment les Jésuites réussiraient-ils à leur faire admettre un Dieu barbu ? Charles Garnier, jésuite de la Nouvelle-France Ça a été assez loin pour que le jésuite Charles Garnier (un des saints martyrs canadiens) demande officiellement qu’on lui envoie des Jésus sans barbe… Est-ce que ça a été suivi par les autres? Il faut dire que Charles Garnier était lui-même imberbe et qu’ils nous avoue dans ses lettres qu’il a été grandement ridiculisé en France à cause de cela. Il nous dit aussi qu’il était très heureux de se retrouver, en Nouvelle-France au milieu des autochtones, dans une société où non seulement on ne riait pas de lui, mais on le trouvait aussi assez beau. Pour en savoir plus : GARNIER, Charles, Lettre de Saint-Charles Garnier à son frère, le père Henri de Saint-Joseph, carme, de Teanaustayae, sans date(1645 ?), Rapport de l’archiviste de la province de Québec, Imprimeur de Sa Majesté le Roi, 1929-1930, p. 35 (pas en ligne) De ROCHEMONTEIX, Camille, Les Jésuites et la Nouvelle-France au XVIIIe siècle : d’après des documents inédits, Paris, A. Picard et fils, 1906 – à la p. 339, il mentionne que les Jésus étaient sans barbe, mais sans donner de source. SAGARD, Gabriel, Histoire du Canada et voyages que les frères mineurs recollects y ont faicts pour la conversion des Infidelles, Paris, 1636 – Livre second, Chapitre XXIII | 11/3/08 | Free | View In iTunes |
|
45 |
004-Les monstres du Saguenay | Cette 4e histoire de Nouvelle-France fait référence à un court passage du récit du 2e voyage de Jacques Cartier. Il y relate le témoignage du chef Donnacona selon qui il y aurait, au bout de la rivière Saguenay, un royaume dans lequel les habitants seraient habillés comme les Français et qui seraient à la fois humains et monstres. Par exemple, selon ses dires, le Saguenay abriterait des êtres qui n’ont qu’une jambe et qui se déplaceraient en sautant. Est-ce là une légende amérindienne? Eh non… Ce passage des écrits de Jacques Cartier n’est pas souvent cité, mais il vaut la peine qu’on s’y attarde, car il nous en dit long sur la vision du monde qu’avaient les Occidentaux de son époque. Pour consulter le livre où se trouve ce passage (en ligne) : CARTIER, Jacques, «Bref récit et succinte narration de la navigation faite en MDXXXV et MDXXXVI» | 10/27/08 | Free | View In iTunes |
|
46 |
003 – Le nom des repas | Comment nommait-on les repas en Nouvelle-France? Comme les Québécois d’aujourd’hui («déjeuner», «dîner», «souper») ou comme les Français («petit-déjeuner», «déjeuner», «dîner») ? La question peut sembler futile (et j’avoue qu’elle n’est certainement pas la question historique la plus importante qui soit), mais elle est très intéressante au niveau de l’histoire de la langue française, car les mots ne sont pas seulement un agencement de sons, mais sont souvent très logiques. Dans cet épisode, je vous expliquerai donc d’où viennent les mots «déjeuner», «dîner» et «souper». C’est la première émission qui traite de l’histoire de la langue française, mais je vous promets que ce ne sera pas la dernière. Pour en savoir plus (en ligne) … - Sur l’origine du mot DÉJEUNER - Sur l’origine du mot DÎNER - Sur l’origine du mot SOUPER | 10/20/08 | Free | View In iTunes |
|
47 |
002 – La propreté des rues de Montréal | La propreté des rues de Montréal n’est pas une préoccupation nouvelle. Il y a quelques années, je suis tombé sur un article qui relatait une ordonnance qui datait de 1715 dans laquelle Jacques-Alexis de Fleury, ecuier, sieur Deschambault, lieutenant-général, civil et criminel de la juridiction de Montréal enjoignait les habitants de nettoyer les trottoirs (qu’on appelait banquettes) devant leur maison sous peine d’amende… Ces nettoyages concernaient aussi les cochons qu’on laissait courir dans la rue. Pour en savoir plus : É.-Z. Massicotte, «Ordonnance inédite de M. de Fleury Deschambault, concernant les rues de Montréal, en 1715», Bulletin de Recherches historiques, vol. 22, 1916, p. 81 FLEURY DESCHAMBAULT (d’Eschambault), JACQUES-ALEXIS DE, dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne | 10/13/08 | Free | View In iTunes |
|
48 |
001 – Marie-Anne Barbel, une femme d’affaires de Nouvelle-France | Pour cette première histoire de Nouvelle-France, j’ai voulu vous raconter la vie étonnante de Marie-Anne Barbel, veuve Fornel qui fut, au XVIIIe siècle, une femme d’affaires prospère de la ville de Québec. La Nouvelle-France, tout comme la France de l’époque, était une société dominée par les hommes où les droits des femmes étaient presque nuls. Pourtant, certaines femmes ont su tirer leur épingle du jeu de façon fort étonnante. Le mari de Marie-Anne Barbel, Jean-Louis Fornel, possédait plusieurs maisons dans la ville de Québec et aux alentours. Il était aussi impliqué dans le commerce des fourrures. Pendant ses longues absences, c’est Marie-Anne Barbel qui prenait soin des affaires. À la mort de son mari, elle a pris le contrôle de l’entreprise et elle a réussi à plusieurs endroits où Jean-Louis Fornel avait échoué. Pour en savoir plus : - Marie-Anne Barbel, dans le Dictionnaire biographique du Canada (en ligne) - Lilianne Plamondon, Une femme d’affaires en Nouvelle-France, Marie-Anne Barbel (thèse de m.a., université Laval, 1976 | 10/6/08 | Free | View In iTunes |
| Total: 48 Episodes |
Customer Reviews
Enfin de la culture pour emporter!
Lundi matin, 6h30, je fais mon entrainement quotidien tout en savourant une histoire de notre passé. J'adore l'accessibiité de ces capsules à la fois éducatives et captivantes. Merci Jean-François pour vos histoires à emporter partout avec soi!
Bravo j adore
Bravo
Une belle découverte
Excellente chronique. Très divertissante. Dommage qu'il n'y en a pas une chaque semaine.






