Place-Royale d'aujourd'hui à hier, Québec. (vidéos)
By Musée de la civilisation
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Podcast Description
Téléchargez les épisodes vidéos de cette baladodiffusion en prévision de votre visite de Place-Royale à Québec. Vous bénéfierez ainsi d'une visite commentée décrivant 36 points d'intérêt liés à l'histoire de cet important site patrimonial du Québec, berceau de l'Amérique française. Visitez le site Web de Place-Royale d'aujourd'hui à hier au http://www.mcq.org/place-royale/. Produit par le Musée de la civilisation et réalisé grâce à la stratégie de Culture canadienne en ligne du Patrimoine canadien.
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Clean0.1 Aux usagers de lecteurs mp3 | Vous pouvez vous procurer une carte de Place-Royale indiquant les points d'intérêt commentés ici en vous présentant à l'accueil du Centre d'interprétation de Place-Royale. Cette carte imprimable peut aussi être téléchargée à partir de l'adresse suivante : mcq.org/place-royale. Écouter le commentaire Carte générale de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 2 | CleanVideo1.1 Place-Royale | Le secteur de Place-Royale, berceau de l’Amérique française, haut lieu du commerce en Nouvelle-France, était fréquenté bien avant l’arrivée des premiers Européens. En effet, les plus anciennes traces d’une présence humaine découvertes dans le sol du site remontent à près de 5 000 ans. On a retrouvé, entre autres, une sépulture amérindienne qui date d’environ 1 000 ans! Pendant le Régime français, la place publique se transforme en marché. L’endroit sert aussi de lieu où l’on exécute des criminels et où l’on inflige des châtiments corporels. La place garde sa fonction de marché public jusqu’au cours des années 1880. À partir de là, le secteur vit un déclin. Vers 1950, il devient même un quartier défavorisé. Progressivement, le milieu des affaires et le gouvernement du Québec deviennent conscients qu’il faut sauvegarder le site. De 1957 à 1970, le gouvernement acquiert ainsi une cinquantaine de maisons que le ministère des Affaires culturelles démolit, restaure ou rebâtit en partie ou entièrement. En 1967, une loi adoptée par le gouvernement du Québec reconnaît à Place-Royale le statut de site historique d'importance nationale. Voir le diaporama | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 3 | CleanVideo1.2 Maison Fornel | En 1723, Jean-Louis Fornel emménage avec son épouse, Marie-Anne Barbel, dans cette maison que lui a léguée son père. L'été suivant, le couple la fait agrandir en incluant une petite cour qui donne sur la place. Puis, en 1735, les Fornel font construire à grands frais des caves voûtées sous la place du marché. Une telle construction est exceptionnelle parce qu'elle se situe à côté de l'emplacement de la maison et qu'elle est effectuée après la construction de cette dernière. Normalement, les caves voûtées sont construites sous le bâtiment et lui servent d'assises. Pour les marchands, les caves voûtées sont essentielles. En plus de la protection contre les incendies, elles maintiennent, hiver comme été, une température constante qui permet de conserver les denrées alimentaires. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 4 | CleanVideo1.3 Église Notre-Dame-des-Victoires | L'église Notre-Dame-des-Victoires est érigée en 1687-1688 selon la volonté de l'évêque François de Laval. S'élevant sur le site même de l'habitation de Champlain, elle est d'abord dédiée à l'Enfant Jésus. Son nom changera plus tard pour « Notre-Dame-de-la-Victoire » après la levée du siège de Phips en 1690. En 1711, à la suite de l'échec de Walker pour conquérir Québec, l'église porte le nom de « Notre-Dame-des-Victoires ». Presque entièrement détruite par les bombardements de 1759, l'église est reconstruite de 1763 à 1766. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 5 | CleanVideo1.4 Traces de la seconde habitation de Champlain | Sur le pavé, devant l'église Notre-Dame-des-Victoires, des pierres sombres indiquent l'emplacement de la seconde habitation de Champlain. La première habitation est érigée dès 1608, année de la fondation de Québec. Samuel de Champlain choisit ce site, car il présente de nombreux avantages géographiques et stratégiques. Le bâtiment sert de logis, d'entrepôt, de poste de traite et de défense. Cependant, comme l'habitation est construite en bois, elle résiste mal à l'hiver. Dès 1624, on érige donc exactement au même endroit une habitation en pierre aux fonctions identiques. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 6 | CleanVideo1.5 Buste de Louis XIV | En 1686, l'intendant de la Nouvelle-France, Bochart de Champigny, fait installer un buste en bronze du roi Louis XIV sur la place publique. Il reproduit ainsi la coutume française et le site prend alors le nom de « place Royale ». En 1700, le buste est retiré sous prétexte qu'il nuit au transport des marchandises des commerçants de la place. Il est entreposé dans une chambre du palais de l'intendant. Puis, mystérieusement, on en perd la trace… En 1928, le ministre français du Commerce et des Communications offre au Canada une copie de la sculpture originale exécutée en 1665 par Le Bernin, grand maître de l'école italienne, copie qui représente le même roi de France. Trois ans plus tard, le buste est installé sur la place. Le buste est à nouveau retiré en 1944, encore sous prétexte qu'il nuit à la circulation. On le réinstalle définitivement en 1964. Le lieu retrouve alors son appellation de « Place-Royale », après avoir été nommée, au fil du temps, « la Place », « place du Marché », « place Notre-Dame », « place de la Basse-Ville » et « carré Notre-Dame ». Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 7 | CleanVideo1.6 Centre d'interprétation de Place-Royale | Le Centre d'interprétation de Place-Royale est le dernier-né du complexe muséologique dont le Musée de la civilisation a la responsabilité. Inauguré en novembre 1999, il est situé à l'emplacement des maisons historiques Smith et Hazeur. C'est notamment sur le site de la maison Hazeur que l'on a trouvé des traces de la présence amérindienne qui remontent à près de 5 000 ans. Le Centre raconte l'histoire de Place-Royale. Les expositions misent principalement sur l'authenticité des vestiges et des collections, mais elles sont aussi conçues pour faire revivre les grands personnages et les gens de condition modeste qui ont façonné Place-Royale au fil du temps. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 8 | CleanVideo1.7 Toitures | Place-Royale a vu naître véritablement l'architecture urbaine au pays. Les techniques de construction témoignent à la fois de l'influence française et de l'adaptation au rude climat québécois. Cependant, il y a aussi une autre préoccupation, celle de lutter contre les incendies. Au fil du temps, les autorités imposent des règles pour contrer la menace des incendies. Les maisons doivent être construites en pierre, recouvertes de crépi et munies de murs mitoyens surélevés en guise de coupe-feu. Les toits à la Mansart et les bardeaux sont interdits. On recommande plutôt les longues planches de bois ou l'ardoise. Vers 1744, on adopte la tôle « à la canadienne ». Son coût peu élevé et son efficacité contre les incendies sont d'énormes avantages! Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 9 | CleanVideo1.8 Étripe-chats | On compte 27 caves voûtées à Place-Royale. Elles conservent une température constante, été comme hiver, ce qui fait que l'on y entrepose toutes sortes de denrées : vin, bière, rhum, eau-de-vie, vinaigre, huile, beurre, fromage, lard salé, saumon salé, viande d'orignal, fruits et légumes divers. Comme autre avantage, elles isolent l'habitation de l'humidité du sous-sol et renforcent le plancher du rez-de-chaussée. Comme elles sont aérées par des soupiraux, on doit prévoir une protection contre le vol. Le type de ferronnerie utilisée est appelé « défense de soupirail », « grille de fenêtre », « herse » ou « étripe-chat ». Ce dernier est observable sur plusieurs maisons de Place-Royale. Il est constitué d'une bande rectangulaire de fer forgé avec, de chaque côté, des pièces recourbées et terminées en pointe. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 10 | CleanVideo1.9 Esse | À l'époque, on cherche à empêcher que ne s'écartent les murs extérieurs de pierre ou de brique des maisons. Pour ce faire, on insère une tige de fer dans une poutre de la charpente. Sur le parement extérieur, cette tige se termine par une ancre qui peut avoir différentes formes, dont celle d'un « s ». Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 11 | CleanVideo2.1 Place de Paris | Cet endroit-ci était occupé autrefois par le marché Finlay. En 1987, il prend le nom de « place de Paris » à la suite du dévoilement de l'œuvre donnée à Québec par la Ville de Paris. La sculpture d'art contemporain, réalisée par l'artiste français Jean-Pierre Raynaud, est intitulée Dialogue avec l'histoire. Elle mesure 6 mètres et demi de haut et est constituée de deux blocs superposés et recouverts de carreaux de marbre blanc délimités par de minces bandes de granit noir. À quelques pas de l'œuvre, ce message est inscrit sur une plaque de bronze : DIALOGUE AVEC L'HISTOIRE QUI REND HOMMAGE AUX PREMIERS FRANÇAIS QUI DÉBARQUÈRENT EN CE LIEU AUTREFOIS BORD DE MER, POUR Y BÂTIR UN PAYS OÙ LEUR CULTURE N'A CESSÉ DE S'AFFIRMER Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 12 | CleanVideo2.2 Entrepôt Thibaudeau | Cet édifice de style néorenaissance devient, en 1880, l'entrepôt d'Isidore Thibaudeau. L'homme est un riche commerçant, grossiste en tissus. Il est également cofondateur de la Banque Nationale. L'entrepôt est situé au nord de l'emplacement d'un ancien marché public ouvert en 1817. Ce marché est d'abord appelé le « marché d'en bas » pour le distinguer d'un autre qui est situé plus haut, devant l'église Notre-Dame-des-Victoires. En 1838, il change de nom et on l'appelle désormais le « marché Finlay » en l'honneur de son bienfaiteur, William Finlay, homme d'affaires. Ce dernier a fait un don pour améliorer les rues et les places publiques de Québec. Le marché Finlay poursuivra ses activités jusqu'en 1906. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 13 | CleanVideo2.4 Traverse Québec-Lévis | Dès le début de la colonie, on ressent le besoin de traverser le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec. Les gens utilisent d’abord le canot d’écorce, puis celui en bois. À cette époque durant l’hiver, un pont de glace se forme. Les cochers et les charretiers prennent la relève des canotiers. C’est ainsi que les voyageurs et les marchandises circulent de part et d’autre du fleuve. En 1818, le premier bateau à vapeur, le Lauzon, fait son apparition. Il est suivi de près par le premier horse-boat dont les roues à aube sont actionnées par des chevaux. Plusieurs bateaux passeurs sillonnent le fleuve. En 1863, les villes de Québec et de Lévis décident d’imposer une règlementation : un contrat exclusif est accordé à une seule compagnie et son attribution se fait par vente aux enchères. Depuis 1972, l’activité est sous le contrôle de la Société des traversiers du Québec. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 14 | CleanVideo2.3 Fleuve Saint-Laurent | Pendant longtemps, le fleuve Saint-Laurent est la principale voie d’arrivée des immigrants et des marchandises de la métropole. C’est aussi le chemin qu’emprunte souvent l’ennemi… En effet, alors que les conflits entre la France et l’Angleterre se transposent dans les colonies, les Anglais tentent à quatre reprises de conquérir la Nouvelle-France. Et chaque fois, on les voit emprunter le grand fleuve. Les frères Kirke parviennent à prendre la colonie en 1629. En 1632, le traité de Saint-Germain-en-Laye redonne officiellement la Nouvelle-France aux Français… qui la reperdent en 1763. Avec le temps, le fleuve devient plus qu’une voie de communication. Ses rives qui limitent la construction de nouvelles habitations font du Saint-Laurent une contrainte territoriale. C’est pourquoi, en 1707, les autorités obligent les riverains à combler les berges afin d’augmenter la superficie habitable. Après la Conquête, la façade portuaire est de nouveau modifiée par l’ajout de nombreux quais. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 15 | CleanVideo2.5 Batterie Royale | En 1690, les Anglais de la Nouvelle-Angleterre mènent une offensive pour conquérir la Nouvelle-France. C’est ainsi que le major William Phips parvient devant Québec et exige la reddition de la ville. Le gouverneur Frontenac lui renvoie alors sa célèbre riposte : « Je n’ai point de réponse à faire que par la bouche de mes canons! » Phips lève le siège, mais Frontenac est persuadé que les Britanniques vont revenir à la charge. Pour mieux assurer la défense de Québec, il fait construire une nouvelle batterie en forme de demi-cercle qui permet aux soldats et à leurs canons de suivre le trajet des navires qui s'avancent sur le fleuve. La batterie Royale, ainsi appelée en l’honneur du roi Louis XIV qui la finance, ne subira son premier assaut qu’en 1759, année de la Conquête. En 1763, ne servant plus à des fins militaires, la batterie est transformée en débarcadère. Au 19e siècle, elle disparaît peu à peu sous les constructions et les remblayages successifs. Remise à jour lors de fouilles archéologiques, elle est restaurée en 1977. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 16 | CleanVideo2.6 Canons | La batterie Royale est constituée de onze embrasures, ou ouvertures, occupées par des canons de calibre différent, soit de 24, 18 et 6 livres. Chaque calibre correspond au poids des boulets que peuvent tirer les canons. Les plus lourds ont un tel impact qu’ils peuvent couler un navire! Les plus faibles calibres ont l’avantage de pouvoir être chargés plus rapidement, ce qui est essentiel pour faire des tirs rapprochés. Les canons qui se trouvent aujourd'hui sur la batterie Royale sont des reproductions. Ils ont été donnés par la France qui possède toujours les moules ayant servi à fabriquer les originaux. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 17 | CleanVideo2.7 Maison Guillemin | Le 9 octobre 1683, les Jésuites font construire au bout de la rue Sous-le-Fort un bâtiment en pierre servant d’entrepôt. En 1713, le négociant Charles Guillemin l’acquiert et le modifie. Il l’élargit et y ajoute une annexe de trois étages. Ce sera son magasin et c’est là le signe de la fortune de M. Guillemin : généralement les marchands et les artisans tiennent boutique au rez-de-chaussée de leur propre maison. Sur les deux toitures, dont la toiture mansardée de la maison, des lucarnes sont munies d’un crochet pour hisser les marchandises. Tout au bout, Guillemin ajoute également un espace qui lui sert à entreposer le sel, indispensable à l’époque pour la conservation de nombreux aliments. La maison du prospère marchand Guillemin compte un plus grand nombre de pièces que les maisons de l’époque. On y trouve une cuisine, une salle à manger, plusieurs chambres et quelques cabinets d’aisance. Guillemin est malheureusement ruiné à la fin de sa carrière. La dévaluation de la monnaie de carte qui est utilisée dans la colonie à ce moment-là ainsi que le naufrage de plusieurs de ses navires marchands contribuent à sa perte. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 18 | CleanVideo3.1 Rue du C*l-de-Sac | Aujourd’hui, la petite rue du C*l-de-Sac relie simplement la rue Notre-Dame au boulevard Champlain. Cependant, à l’origine, elle longeait le premier port de la Nouvelle-France. C’était l’anse du C*l-de-Sac. Construite entre le fleuve Saint-Laurent et cette petite rue, la maison Chevalier jouit d’un emplacement névralgique. Il s’agit alors d’un véritable carrefour entre la réception et l’expédition des marchandises. Pendant longtemps, l’endroit sera très achalandé. À un point tel d’ailleurs qu’à la jonction des rues Notre-Dame et du C*l-de-Sac, la maison Leduc est dotée d’un mur arrondi, dit « en c*l-de-poule », qui permet aux charrettes de contourner le coin plus facilement! De cet endroit, en levant les yeux, on aperçoit une partie des fortifications de Québec nichées sur la falaise. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 19 | CleanVideo3.3 Maison Chevalier | La maison Chevalier est construite en 1752 sur les rives du C*l-de-Sac. Propriété de l’armateur Jean-Baptiste Chevalier, elle se trouve au cœur des activités. À cette époque, sa façade actuelle constitue l’arrière de la maison, ce qui facilite le débarquement des marchandises et leur entreposage dans les caves voûtées. En 1806, la maison Chevalier devient la célèbre London Coffee House et le demeurera jusqu’au début du 20e siècle. Le gouvernement du Québec l’acquiert en 1956 et sa restauration débute l’année suivante. La maison Chevalier, jumelée à ses deux voisines, appartient aujourd’hui au Musée de la civilisation qui y présente des expositions thématiques. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 20 | CleanVideo3.2 Anse du C*l-de-Sac | Pendant longtemps, les berges du fleuve Saint-Laurent s'étirent à marée haute jusqu’au pied de la maison Chevalier. Le site forme alors un havre naturel où viennent s’amarrer les petites embarcations. Appelé le C*l-de-Sac, il devient le premier port de la colonie. En 1748, on y aménage même le chantier naval du roi, d’où, entre autres réalisations, seront lancés avec succès deux navires de fort tonnage. En 1854, la Ville remblaie la zone pour y aménager le marché Champlain. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 21 | CleanVideo3.4 Fortifications | Dès la fondation du poste de Québec, Samuel de Champlain dote son habitation d’un système de défense. Dans le même esprit, en 1620, des murs sont élevés et délimitent le premier fort Saint-Louis, plus haut sur la falaise. De 1690 à 1745, différents ouvrages militaires sont construits pour constituer les premières enceintes entourant la partie haute de Québec. Elles intègrent, entre autres, les portes Saint-Louis et Saint-Jean. Après la Conquête, ces fortifications sont le théâtre du dernier siège de la ville, soit celui de 1775. Cette année-là, les troupes révolutionnaires américaines menées par le colonel Arnold et le général Montgomery assiègent Québec. Défaits, les militaires repartent en juin 1776. À la suite de cet événement, l’armée britannique entreprend la construction d’une série d’ouvrages défensifs, dont des remparts de bois ou de terre, refaits en maçonnerie pendant la période 1786-1812. Dernier élément de ce plan de défense, la citadelle est construite de 1819 à 1832. Québec est la seule ville nord-américaine à avoir conservé la majeure partie de son système défensif. Depuis 1985, elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 22 | CleanVideo3.5 Mur en « c*l-de-poule » | La maison Leduc s’élève à l’angle des rues du C*l-de-Sac et Notre-Dame. À l’époque de la construction de la maison, l’intersection est très achalandée. On considère alors que l’angle saillant d’un mur risque vite d’être endommagé à force d'être heurté par les roues des charrettes. C’est pourquoi on décide d’arrondir l’encoignure en « c*l-de-poule », selon l’expression de l’époque. La technique est simple : on construit le mur de pierre en quart de cercle jusqu'à une hauteur d’environ 2 mètres. Puis, afin de faire la transition entre la forme courbe et l'angle droit, on dispose les pierres à la manière d'un escalier renversé. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 23 | CleanVideo4.1 Parc de la Cetière | Les premières maisons de cet ilot sont construites en bois à partir de 1650 jusqu’en 1670. Par la suite, elles sont rasées lors du grand incendie de 1682. Deux ans plus tard, on rebâtit de nouvelles maisons, en pierre cette fois. Elles sont de nouveau détruites pendant les bombardements de 1759. Reconstruites sur les mêmes fondations, les maisons subissent un autre incendie en 1948! Là où il y avait cinq maisons autrefois, on aperçoit aujourd’hui les fondations de deux d’entre elles ayant appartenu respectivement à Guillaume Gaillard et à Jean Soulard. La Fresque des Québécois se dresse près de ces vestiges. L’œuvre offre un décor à mi-chemin entre l’imaginaire et le réel. La côte de la Montagne lui fait face et grimpe jusqu’à la haute-ville. Son parcours emprunte une partie de son tracé d’origine, au nord duquel une croix marque l’emplacement du premier cimetière de la colonie. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 24 | CleanVideo4.2 Fresque des Québécois | Cette fresque a été réalisée en 1998 par une équipe de neuf artistes de Lyon à laquelle se sont joints trois Québécois. À douze, ils mettront neuf semaines pour réaliser cette imposante peinture en trompe-l'œil. Il s’agit d’une œuvre imaginaire dont le panorama original n’existe pas. Ainsi, de haut en bas, les quatre saisons y sont illustrées successivement. Par contre, les artistes se sont inspirés de plusieurs éléments géographiques, urbanistiques et architecturaux qui caractérisent le quartier. Le cap aux Diamants, la haute-ville, la côte et l’escalier, les fortifications, les toitures, les fenêtres et les textures des matériaux sont autant de détails qui confèrent à la fresque une allure réelle. Répartis sur l’ensemble de la fresque, seize personnages significatifs y évoquent l'histoire du Québec. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 25 | CleanVideo4.3 Côte de la Montagne | En avril 1623, Samuel de Champlain fait aménager un chemin pour faciliter la circulation entre son habitation à Place-Royale et le fort Saint-Louis qu’il a fait construire sur le promontoire. Son tracé original coïncide avec la partie haute de l’actuelle côte de la Montagne. Le fondateur désigne alors ce chemin comme étant la « côte de la Basse-Ville ». Au 19e siècle, la rue prend le nom de « côte de la Montagne », sans doute à cause de la configuration géographique de l’endroit. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 26 | CleanVideo4.4 Premier cimetière de Québec | L’emplacement du premier cimetière de Québec se trouve sur un terrain adjacent au nord de la côte de la montagne, à mi-chemin du sommet. Ce cimetière est utilisé dès 1608 jusqu’en 1670. Quelque 300 personnes y sont inhumées. Elles sont originaires de France ou encore ce sont des Amérindiens convertis au christianisme. Aujourd’hui, une seule croix de bois rappelle ce cimetière. Toutefois, à une époque, plusieurs petites croix indiquaient l’emplacement des sépultures. C’est ce que nous révèle un cartouche illustrant la ville de Québec sur une carte de Jean-Baptiste Franquelin, cartographe de la Nouvelle-France. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 27 | CleanVideo4.5 Vestiges de la maison Guillaume-Gaillard | Le parc de la Cetière est appelé ainsi en l’honneur de Florent de la Cetière. Né en 1668, l’homme s’est éteint à 60 ans, en 1728. Au fil des années, il exercera plusieurs métiers, dont ceux de notaire, greffier, juge, tapissier et cabaretier. Son terrain était situé à la pointe du parc, près de la côte de la Montagne. Tout près, les fondations de deux maisons ont été mises au jour : celle de Jean Soulard et celle de Guillaume Gaillard. Ce dernier était membre du Conseil souverain, homme d’affaires et seigneur. Lors des fouilles effectuées dans ce secteur, on a découvert treize cannelles. Une cannelle est un petit robinet utilisé pour retirer le liquide d'un tonneau. Les indices parlent : aurait-on tenu commerce dans l’une ou l’autre de ces deux habitations? Un acte notarié le confirme : de son vivant, Jean Soulard louait sa maison à un marchand. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/22/10 | Free | View In iTunes |
| 28 | CleanVideo4.6 Pierre calcaire et le grès | À l’époque de la Nouvelle-France, on utilise la pierre calcaire massive et solide de Beauport pour construire les habitations. On a également recours à un grès de couleur grise en provenance de L’Ange-Gardien, de Château-Richer ou de Beaumont. Pour façonner les jambages des portes et des fenêtres ainsi que les bandeaux et les chaînages harpés, on préfère la pierre de Pointe-aux-Trembles, municipalité connue aujourd’hui sous le nom de « Neuville ». Ce calcaire à grain grossier se taille plus facilement que celui de Beauport. La pierre de la falaise n'est pas utilisée en construction, car elle s'effrite au contact de l'air et de l'eau. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 29 | CleanVideo5.1 Quartier de transition | À sa façon, la rue Saint-Pierre permet de voyager dans le temps et fait revivre des transformations majeures du quartier. C’est son architecture qui parle. Côté sud, le style est français et témoigne de l’époque de la Nouvelle-France. Côté nord, l’influence est anglaise. D’un versant à l’autre de la rue, on passe donc d’une métropole à une autre. Mais plus encore, les bâtiments et leurs enseignes en disent long sur la transformation de la vocation du quartier qui s’opère vers la fin du 19e siècle : les grandes institutions financières investissent alors les lieux et insufflent à ce secteur de la ville une véritable effervescence économique. L’édifice de la Banque de Québec en est un rappel éloquent. Ainsi, du sud au nord, il est possible de circuler d’une époque à une autre. Les différents matériaux des maisons, le pavage des rues, les marques sur le sol de la rue Saint-Antoine, la maison Estèbe, le Musée de la civilisation et la rue de la Barricade fournissent autant d’occasions d’observer des traces du passé… Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 30 | CleanVideo5.2 Rue Saint-Pierre, côté sud | Du côté sud de la rue Saint-Pierre, l’architecture porte la signature des artisans français. Les maisons sont surtout en pierre calcaire de Beauport ou de Neuville. Au lendemain de la Conquête par les Britanniques, Place-Royale n'est plus que ruines et cendres. Le quartier est cependant reconstruit au cours des années suivantes sans que le style soit modifié. Les artisans étant restés les mêmes, leurs méthodes se perpétuent. Ainsi, malgré le changement de métropole, le site conserve pendant plusieurs années son aspect « Régime français ». Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 31 | CleanVideo5.3 Écoulement des eaux usées | Avant le début du 19e siècle, en dépit des recommandations des autorités, ni les rues du quartier ni la place du marché ne sont pavées. Ainsi, en 1673, une ordonnance oblige, en principe, les habitants à paver la portion de la rue attenante à leur maison. Ils doivent prendre soin de laisser au centre une rigole servant d’égout à ciel ouvert. L’ordonnance énonce également que toutes les nouvelles constructions doivent être pourvues de latrines. Malgré cet édit et de nombreux autres prononcés par la suite, les rues ne sont toujours pas pavées. De plus, l’habitude du « tout-à-la-rue » persiste longtemps : les eaux usées, le contenu des pots de chambre et les déchets de table se retrouvent donc sur la voie publique, devant les maisons. En 1800, on aurait posé pour la première fois un pavage de pierres sur la place du marché ainsi que dans quelques autres rues, dont les rues Notre-Dame et Saint-Pierre ainsi que la côte de la Montagne. Au centre de ces pavages, on aménage un canal pour l’écoulement des eaux. Il faudra attendre la seconde moitié du 19e siècle pour qu’un réseau d’égout souterrain s’étende à l’ensemble de la ville de Québec. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 32 | CleanVideo5.4 Rue Saint-Pierre, côté nord | Au tournant du 20e siècle, rue Saint-Pierre, du côté nord de la rue du Porche, on dénombre huit banques, une vingtaine de bureaux de compagnies d’assurances, une dizaine de maisons de courtiers en valeurs et de nombreux bureaux d’avocats et de notaires. Non seulement ces établissements témoignent de la nouvelle vocation financière du quartier, mais leur architecture rappelle le changement de régime. En effet, ils portent nettement la trace de l’influence anglaise : ils sont beaucoup plus hauts que les constructions françaises et sont construits en pierres de taille ou en briques. Au début du 20e siècle, on surnomme la rue Saint-Pierre la « Wall Street » du Canada. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 33 | CleanVideo5.5 Expansion des berges | Dès la fin du 17e siècle, pour pallier le manque d’espace à Place-Royale et pour favoriser le commerce par voie de navigation, on procède au remblayage des berges du fleuve en y déversant les déchets de construction, le fumier et divers matériaux. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui, sur le pavé de la rue Saint-Antoine, des pierres plus sombres indiquent, en ondulant, l’emplacement des rives du fleuve à trois époques différentes. En 1608, lorsque Samuel de Champlain et ses hommes arrivent à Québec, les berges sont situées très près de la falaise. Vers 1700, le manque de terrain habitable se fait sentir. Les autorités obligent les riverains à combler les battures. Vers 1800, les marchands, surtout anglophones, construisent de nombreux quais et transforment alors tout le front fluvial. Par la suite, les modifications concernent surtout le remplissage des espaces compris entre ces quais, ce qui étend encore davantage la surface du site. Du 17e siècle à nos jours, les remblayages ont pour effet de quadrupler la superficie de la basse-ville. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 34 | CleanVideo5.6 Musée de la civilisation | Inauguré en 1988, le Musée de la civilisation incarne une manière nouvelle et audacieuse de faire les choses. En effet, c’est la personne et non plus l’objet qui est au centre des expositions, des activités, de la recherche et de la réflexion. Le concept architectural du Musée de la civilisation, confié à Moshe Safdie, est à la fois indéniablement contemporain et inscrit dans le cours de l’histoire. Ainsi, d’anciens bâtiments, dont la maison Estèbe et la Banque de Québec, y sont intégrés. De plus, de nombreux autres éléments témoignent du souci d’assurer une continuité historique transposée au plan urbanistique. Par exemple, le toit de cuivre avec ses grands lanterneaux triangulaires rappelle des toitures traditionnelles de la haute-ville. Le revêtement en pierre calcaire provenant de Saint-Marc-des-Carrières et le profil du campanile évoquent les nombreux clochers de Québec. Ce sont là des composantes qui permettent d’établir le lien entre, d’une part, le musée moderne et, d’autre part, le passé, la mémoire et le patrimoine bâti de la ville. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 35 | CleanVideo5.7 Maison Estèbe | Construite en 1751, la maison Estèbe est un excellent exemple de la demeure urbaine cossue de la première moitié du 18e siècle. Avec sa façade de 20 mètres sur 15, et ses 21 pièces chauffées par huit foyers, l’imposante maison est sans contredit l’un des joyaux du patrimoine architectural québécois. Son propriétaire, Guillaume Estèbe, arrive en Nouvelle-France avant 1739. Il occupe ici plusieurs fonctions. Il est notamment conseiller au Conseil supérieur, directeur et administrateur des forges du Saint-Maurice, garde-magasin du magasin du roi à Québec, entrepreneur spécialisé en pêcheries de loups-marins dans le Labrador, marchand-négociant ainsi que seigneur de Lagauchetière, seigneurie de l’île de Montréal. Il retourne en France en 1759. Aujourd’hui, la maison Estèbe s’intègre au Musée de la civilisation. On peut d’ailleurs visiter ses voûtes, occupées par la boutique du Musée. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 36 | CleanVideo5.8 Banque de Québec | La Banque de Québec, appelée à l’époque la « Quebec Bank », a été fondée en 1818 par l’élite marchande anglophone de la ville de Québec. Par son ancienneté, elle est la deuxième banque à charte du Canada. En 1863, l’institution emménage dans l’édifice qui est situé à l’angle des rues Saint-Pierre et de la Barricade. D’après les plans de l’architecte Edward Staveley, on peut voir que le bâtiment, construit un an plus tôt, est entièrement recouvert de calcaire provenant de Saint-Marc-des-Carrières. En 1917, la Banque de Québec est absorbée par la Banque Royale du Canada. Elle quitte ses locaux dix ans plus tard. Aujourd’hui, l’édifice s’intègre harmonieusement à celui du Musée de la civilisation. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
| 37 | CleanVideo5.9 Rue de la Barricade | En juin 1774, les autorités locales des Treize Colonies – qui constitueront plus tard les États-Unis – projettent de conquérir la province de Québec par la force. Un an et demi plus tard, en décembre 1775, le colonel Benedict Arnold et le général Richard Montgomery assiègent la ville de Québec. Plus précisément à l’aube du 31 décembre, Montgomery commande à ses hommes de s’emparer de la ville par les armes. Tandis que ses troupes d’occupation font mine de s’installer sur les plaines d’Abraham, Arnold et Montgomery planifient une attaque concertée contre la basse-ville dans le but d’atteindre la haute-ville le jour même. Montgomery arrive de l’ouest de Place-Royale et se dirige vers la côte de la Montagne. Avant même d’atteindre le Petit-Champlain, il est pris en souricière avec ses troupes par des soldats britanniques et des miliciens canadiens. De son côté, à l’est du quartier, Arnold et ses hommes marchent sur la rue du Sault-au-Matelot. Ils y sont défaits, coincés par une barricade, également gardée par des soldats réguliers et des miliciens canadiens menés par le gouverneur Guy Carleton. L’endroit où se situait la barricade, autrefois appelé « rue Saint-Jacques », porte aujourd’hui le nom de « rue de la Barricade » en souvenir de cet événement. Voir le diaporama Voir la carte de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
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Clean0.1 Aux usagers de lecteurs mp3 | Vous pouvez vous procurer une carte de Place-Royale indiquant les points d'intérêt commentés ici en vous présentant à l'accueil du Centre d'interprétation de Place-Royale. Cette carte imprimable peut aussi être téléchargée à partir de l'adresse suivante : mcq.org/place-royale. Écouter le commentaire Carte générale de Place-Royale | 3/21/10 | Free | View In iTunes |
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