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The Legacy

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Précieux héritage

Au morne temps de la pure virtuosité et des produits du marketing, l’art si particulier de Michael Studer est profondément réconfortant. A l’écart des tendances, son piano, sa musique parlent au cœur avec candeur et simplicité. Michael Studer, avec son pianisme souverain, a choisi une autre voie, donnant libre cours à une subtile musicalité qui laisse parler le créateur, comme l’avait fait un Dinu Lipatti avant lui. Se « contentant » d’un répertoire moins rabâché, il s’est attaché à certaines partitions préférées, aimées avant tout, dont il a donné des interprétations approfondies, jouées avec une authenticité, une musicalité et une finesse incomparables. A cet égard, le sommet de sa discographie est peut-être son Gaspard de la Nuit, reproduit ici d’après un de ses premiers disques vinyle, datant de 1975 : jamais l’imaginaire fantastique du poète, transcrit par le musicien, ne nous est parvenu de manière aussi univoque et pure. Aloysius Bertrand et Maurice Ravel sont ici indissociablement réunis. Et si la virtuosité est omniprésente dans ce court chef-d’œuvre, jamais elle ne se fait remarquer, si ce n’est, comme l’éclair, pour ajouter une coloration subite ou une touche de fantaisie. Un Concerto en sol (superbement accompagné par le grand Sawallisch) et le Deuxième Concerto de Saint-Saëns, captés live, et trois extraits du Premier livre des Images de Claude Debussy, complètent ces moments de grâce et d’élégance françaises, où s’entremêlent émotion et frivolité. La leçon de musique est aussi dans les trois concertos de Mozart— Claves en publiera d’autres dans sa collection Digital Only : le dépouillement du style, une humilité de bon aloi, sont ici les maîtres mots, laissant retourner cette musique vers l’infini dont elle est venue. Nul excès, nulle affectation, mais un piano paraissant sage, classique, mais qui, de fait, regorge de nuances et procure à l’auditeur un plaisir sans limites. On retrouve ces mêmes qualités dans la Sonate en mi b majeur de Haydn, primesautière et jubilante, telle qu’on aurait toujours voulu l’entendre. Nulle ascèse non plus dans les Suites, Partita et Concerto italien de Bach, joués sur un piano moderne, avec toute l’expression dont l’instrument est capable, mais sans complaisance ni nostalgie du clavecin, comme d’autres grands l’ont fait aussi. L’assemblage de pièces tirées des Opus 116 à 118 de Brahms et des Préludes et Etudes de Rachmaninov, tel qu’expliquée dans la notice rédigée par le musicien, est l’occasion d’un éclairage fascinant de ces œuvres, par la variété des émotions et l’à propos des contrastes : on entend là aussi un piano splendide, sans la moindre crispation dans l’effort, des traits souvent prétexte à virtuosité gratuite trouvant, en se fondant dans l’ensemble, une expressivité renouvelée. Le disque Chopin, derniers enregistrements datés de 1999, procède aussi de ce même goût pour la subtile juxtaposition de saveurs, comme celui d’un menu gastronomique : le texte cité par le pianiste dans la notice (la mauvaise habitude de beaucoup de pianistes, qui jouent toujours un opus complet au lieu de proposer une courte succession de pièces de leur choix, ne peut que nuire à l’effet de ces pages lyriques) est encore une fois pleinement justifié. Et Michael Studer n’est pas ici en mauvaise compagnie : on n’a jamais fait à Horowitz le reproche de ne pas aligner tous les Scherzi, Ballades ou Etudes, en concert ou sur disque. Ce coffret de six disques est un hommage dû à un grand pianiste et à un musicien rare, aimé de son public, contraint de quitter le podium beaucoup trop tôt mais qui nous a heureusement laissé un héritage précieux, empreint d’une riche, intense et respectueuse simplicité.

The Legacy, Michael Studer
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